Au terme d’un parcours en play-offs maîtrisé, ponctué par un succès renversant face à Paris, les Dragons s’apprêtent à défier un monument : le Montpellier Hérault Sport Club Volley-Ball. Une première entre les deux clubs à ce stade de la compétition. Match aller samedi à Lawson-Body.
Ce ne sera pas une mince affaire… Loin de là. D’autant que Montpellier a vaincu par deux fois l’Alterna SPVB en saison régulière, et de la meilleure des manières. Deux rencontres soldées par un cinglant 3-0 côté sudiste. Mais à écouter Anatole Chaboissant après le succès renversant vendredi dernier face à Paris (3-2), les compteurs seront remis à zéro : « Là, c’est une finale ! » Et comme le veut l’adage, une finale ne se joue pas, elle se gagne… D’autant que ce groupe-là se souvient encore des larmes et du goût amer laissé par la déception de la finale perdue à Tours en mai 2025 (1-3, 3-0). Mais cette équipe-là est différente, tant par son effectif- seuls Pujol, Gill, Magnin et Massimino sont restés dans le groupe- que par son état d’esprit. « La mentalité du groupe est parfaite. Ils passent beaucoup de temps ensemble. Et ils ont monté d’un niveau ensemble… », indique Dan Lewis. Si le technicien canadien est conscient des forces de son groupe, il l’est tout autant de celles de son futur adversaire. Car si battre Paris- vainqueur de Tours en quart de finale- est une chose, vaincre Montpellier(*) en sera une autre. « Il faudra encore élever d’un cran notre niveau de jeu pour espérer l’emporter », ajoute-t-il.
Deux géants du volley
Les Héraultais font figure de monstre sacré avec huit titres de champion de France et 15 finales disputées, même si leur dernier sacre remonte à 2022, après une disette de quarante-sept ans. Nicolas Le Goff et ses coéquipiers ont pu faire étalage de leur talent en Supercoupe -trophée remporté il y a deux ans- et en Coupe de France, où ils sont parvenus à se hisser en finale lors de l’édition passée. Mais attention, Poitiers aura aussi son mot à dire et semble avoir retrouvé son lustre d’antan avec cette deuxième finale disputée en autant de saisons. Ce serait un troisième sacre, quinze ans après celui de 2011 et vingt-sept ans après celui de 1999. Alors, qui des deux géants du volley français l’emportera ? Premier élément de réponse samedi soir à Lawson-Body (21h), avant la finale retour chez les Sudistes, le 8 mai, à Castelnau-le-Lez. Un match d’appui éventuel se tiendrait le 10 mai, toujours au palais des sports Jacques Chaban-Delmas.
(*)Deuxième de la saison régulière, Montpellier a sorti Cannes en quart de finale (1-3, 3-0) et Sète en demi-finale (1-3, 3-0), à chaque fois en deux manches. Les coéquipiers de Simon Hirsch n’ont concédé que deux sets… comme l’Alterna SPVB.