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Course à pied : lombalgie et endurance
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Ne vous a-t-on jamais dit -ce serait, paraît-il, l'adage des sages !- que pour toucher au bonheur, un homme devait avoir une santé de fer, un moral d'acier et... une femme en or (sic) ? A l'évidence, Jean-Pierre Puisais est un heureux homme. Non content de sourire à la vie et à l'avenir, ce Nobilien de 86 ans soumet depuis toujours son corps au réconfort d'un entretien régulier. Mieux encore, c'est aux côtés, ou quelques foulées devant elle, de Micheline, son épouse depuis soixante-cinq ans, qu'il court, qu'il court encore, qu'il court toujours. « En moyenne 10 à 12 kilomètres deux à trois fois par semaine, à mon rythme », sourit-il. « Moi, j'en fais un peu moins maintenant, tranche Micheline. Surtout en compétition. Par exemple, au trail du Buxerolles (22 février, ndlr), je me suis contentée des 5km. Mon mari, lui, en a fait 12. »
La compet', parlons-en ! Les deux tourtereaux l'ont découverte au milieu des années 90, dans le souffle de leur adhésion au club de Vienne Biathlon. A leur compteur, toutes les foulées, 10km ou semi-marathons du coin, mais aussi et surtout cinquante marathons, dix-sept pour Madame, trente-trois pour Monsieur. Dont les incontournables monuments de Paris (sept fois quand même !), Chambord (le premier d'entre tous, couru, en 1999, à 60 ans par Jean-Pierre, en... 3h45) Mont Saint-Michel, La Rochelle, Médoc... et une poignée d'exotiques (Istanbul, Québec, Amsterdam, Marrakech, Lisbonne...). « Trop chaud Lisbonne, trop chaud ! », soupire Micheline.
Le dernier en commun ? « Paris 2021 », se souviennent-ils en chœur. « A cause du Covid, se remémore l'ancienne conseillère municipale, nous étions très éloignés l'un de l'autre au départ, j'ai dû m'élancer au moins trois heures après lui. Je n'ai pas aimé. » Désormais, la distance de 42,195km est trop longue pour combler de plaisir nos quêteurs d'émotions et satisfaire un appétit devenu moins pantagruélique avec le temps. « Courir est un vrai besoin et un réel plaisir, reconnaît Jean-Pierre. Cela participe à notre équilibre et entretient notre forme, mais il faut savoir aussi raison garder. J'ai effectivement plus de trente marathons à mon actif, mais aussi deux 100km, à Belvès et Millau. Aujourd'hui, je ne vais plus au-dessus du semi, comme celui du Futuroscope, que je courrai le 12 avril prochain, si ma mission de bénévole m'en laisse l'opportunité. » Micheline, elle, s'alignera au départ du 5km féminin du vendredi soir à Poitiers. « Et ce sera bien suffisant, rigole-t-elle. A nos âges, faut pas pousser non plus ! » Quels âges déjà ?
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Iryna Bremond. 41 ans. Née à Minsk, en Biélorussie. Poitevine d’adoption. Ex-tenniswoman professionnelle. Devenue coach de jeunes talents et préparatrice physique. A la dure. Couve ses enfants de tout son amour. Signe particulier : un tempérament de feu.