Course à pied : lombalgie et endurance

Notre consultant Jean Fleuret casse quelques idées reçues au sujet de la course à pied et des douleurs dorsales.

Arnault Varanne

Le7.info

L'idée que la course à pied est « mauvaise pour le dos » est un mythe tenace qui a la vie dure. Pourtant, la littérature scientifique récente suggère exactement le contraire : courir pourrait être un bouclier protecteur pour votre colonne vertébrale. Pendant longtemps, on a cru que les impacts répétés de la course usaient les disques. Une étude publiée et souvent citée dans une revue spécialisée a radicalement changé cette vision : la course renforce les disques lombaires et retarde leur vieillissement.

Pour une lombalgie non spécifique (sans signe de gravité neurologique), le mouvement est le premier médicament. La course aide à réduire la peur du mouvement (kinésiophobie) et libère des endorphines qui agissent comme un analgésique naturel. Il est généralement admis que courir avec une douleur légère (3/10) est acceptable, à condition que la douleur n'augmente pas pendant et après la séance ou le lendemain matin. Si la course est bénéfique, pourquoi certains coureurs ont-ils mal ? Les études le montrent, le problème n'est pas l'activité, mais la gestion de la charge. Une augmentation trop rapide de la charge, une cadence de course faible et un manque de force des muscles dorsaux sont des facteurs de risque.

Pour la majorité des patients souffrant de lombalgie chronique, la course à pied est non seulement sécuritaire mais recommandée pour améliorer la fonction physique et la qualité de vie. Le dos est une structure robuste, conçue pour bouger et supporter des charges. Important : Si la douleur s'accompagne de fourmillements dans les jambes, d'une perte de force ou de troubles urinaires, une consultation médicale immédiate est nécessaire.

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