Aujourd'hui
Le sommeil, un pilier de la performance
Kinésithérapeute à Poitiers, Jean Fleuret vous aide à optimiser vos performances en course à pied.
C'est le soir… L'heure d'aller se coucher. L'heure d'aller enfin se poser au calme et de laisser derrière soi les turbulences de la journée. Avec l'idée d'autoriser son cerveau à se détendre un peu, à relâcher la vigilance à propos des choses qu'on n'a pas terminées ou pas tout à fait réalisées. Ou, pire encore, à propos des choses que les tâches n'ont pas tout à fait réalisées comme nous l'aurions souhaité… Bref, on a tant de bonnes raisons de souhaiter mettre de côté nos petits et grands soucis. Et vous l'avez sûrement remarqué vous aussi, c'est précisément l'heure à laquelle ces derniers nous assaillent, pour nous culpabiliser de ce que nous n'aurions pas fait. Et notre cerveau se remet au travail : il examine, analyse, cherche des solutions à 23h47… Pour un peu, on aurait l'impression de rejouer cette scène qui nous était si familière lorsque nous étions enfants, et que nous redescendions l'escalier à pas de loup pour aller regarder ce qui se passait dans le salon à l’heure où nous étions censés être déjà endormis.
Et j'ai envie de vous partager une pratique découverte récemment, et que certains parents enseignent à leurs enfants en Finlande. La règle est très simple : il ne s'agit pas d'apprendre à « ne pas s'inquiéter », mais plutôt de choisir « quand s'inquiéter ». Et donc de protéger le cerveau. Pour cela, chaque soir, peu avant l'heure d'aller dormir, l'enfant prend un carnet. Et pendant quelques minutes, il y écrit tout ce qui l'a inquiété dans la journée, ce qui lui a fait peur et le préoccupe peut-être encore, ce qui est resté en suspens. Puis il referme le carnet. Et les inquiétudes y restent tranquillement rangées jusqu'à demain. Bien sûr, le lendemain matin, au réveil, notre regard aura changé. Sûrement certaines inquiétudes nous sembleront-elles moins cruciales, certaines situations moins graves. Certains sujets se seront peut-être même dissipés dans la nuit... Comme si le simple fait de leur avoir accordé un endroit où se poser leur avait déjà retiré un peu de poids, et avait contribué à alléger notre esprit.
Alors cette semaine, achetez-vous un joli carnet. Et avant d'éteindre la lumière, prenez un moment pour y déposer tous ces sujets qui vous préoccupent, certes importants mais non urgents. Puis refermez doucement le carnet et laissez vos pensées passer la nuit à l'intérieur… Très belle journée à vous, et choisissez d'être heureux !
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Gabrielle de Tournemire. 28 ans. Réalise une thèse à l’université de Poitiers sur la question du pronom « nous » dans la littérature contemporaine. Autrice du très remarqué Des enfants uniques, récompensé à la rentrée 2025. Signe particulier : se sent « privilégiée ».