C'est la bête noire des Poitevins. Elle l'était durant la saison régulière avec quatre défaites consécutives lors des dernières confrontations, elle l'a été aussi durant cette première manche de finale de Marmara SpikeLeague. Déjà battus à quatre reprises en saison régulière, les Poitevins espéraient briser le sort. Mais le scénario s’est répété, implacable : une défaite sèche en trois sets (18-25, 22-25, 18-25), sans véritable contestation possible. Car face à eux, les Héraultais ont livré une prestation pétrie de maitrise, presque clinique. Une équipe froide sans état d'âme face à leur victime du soir. « Ils ne descendent jamais d’intensité », résumait lucidement Dan Lewis. Et c’est bien là toute la différence. Là où Poitiers alterne, Montpellier déroule. Sans trembler. Sur tous les secteurs, le rapport de force a penché. « Si on perd la bataille du service et de la réception, ça devient très compliqué », constatait l’entraîneur poitevin. Et ils l'ont fait avec brio dès le premier set. Dans celui-ci les Héraultais imposent leur loi, sans contestation possible : « Il fallait qu'on commence très fort. Si on leur laissait le premier set chez eux, dans une ambiance aussi folle, on était mort", analyse Nicolas Le Goff, présent lors du dernier sacre de Montpellier en 2022.
Pujol, encore lui
Pour alléger la note et s'imposer dans le prochain acte, il faudra trouver des solutions. A minima changer de tactique pour Dan Lewis, sinon la sentence risque d'être salée. Il pourra toutefois s'appuyer sur des piliers parvenus à tirer leur épingle du jeu. À l'image d'un Thomas Pujol, révolté dès le coup d'envoi retentissant dans un chaudron Lawson-Body une énième fois en fusion. L'international français conclut sa soirée avec 17 points dans la besace. Seule véritable éclaircie dans ce brouillard, il a emmené dans son sillage le pointu américain Kobrine, qui a lui aussi pesé sur les défenses héraultaises, même si son bilan comptable (6 points) n'atteint pas les standards auxquels il nous a habitués. Deux faits de match auront pesé en défaveur des locaux. Premier set, à 16-19, l'espoir renaît. Mais une décision arbitrale oblige Picard à remettre un service victorieux, qu'il verra hors terrain lors de sa deuxième tentative. Dès lors, les Poitevins resteront cloués au score jusqu'au 18-25 fatal. Puis, deuxième set, la luxation de l'épaule du Koloss allemand Lukas Maase sur un service. Un énième coup de massue.