Le maire de Beuxes violemment agressé par deux hommes, un « bouton d'alerte » va lui être attribué
Arnault Varanne

Le7.info

Mise à jour - 10h45
Le préfet de la Vienne, Charles Giusti, condamne à son tour l'agression dont a été victime Thomas Boulay et annonce qu'un « bouton d'alerte » va être attribué au maire de Beuxes. « Mis en place dans le cadre du Plan national de prévention et de lutte contre les violences faites aux élus, ce dispositif permet à un élu confronté à une situation de danger d'alerter instantanément les forces de sécurité et les personnes de confiance qu'il a préalablement désignées. Une notification est alors transmise, accompagnée de sa géolocalisation, afin de permettre une intervention rapide », explique la préfecture de la Vienne. L'élu a prévu de déposer plainte auprès de la gendarmerie. La procureure de la République adjointe confirme qu'une enquête a été « ouverte en flagrance des chefs de violence en réunion sur un élu public et menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l’encontre d’un élu public, confiée à la compagnie de gendarmerie de Chatellerault ». 

Les faits se sont déroulés hier, vers 17h, dans l'enceinte de la mairie de Beuxes. Thomas Boulay a été insulté et frappé au visage par deux hommes encagoulés. Selon nos confrères de La Nouvelle République-Centre Presse, le jeune maire de 28 ans, élu en mars dernier, a été transféré vers l’hôpital de Loudun avant de se voir prescrire 15 jours d’incapacité temporaire de travail. Cet incident intervient dans un contexte de tensions dans cette commune du Loudunais. Après plusieurs dégradations au stade, dans l’église et la salle des fêtes, l’un des dirigeants du club de foot a reçu un coup de couteau dans la nuit du 6 au 7 juin. L’agression dont a été victime Thomas Boulay a provoqué de nombreuses réactions d’élus. « Ces actes ne sont pas de simples faits divers. Ils constituent une atteinte directe à la République et à celles et ceux qui la représentent au quotidien sur le terrain. Derrière chaque maire agressé, c’est la démocratie de proximité qui est visée », déplore Jérôme Neveux, président de l’association des maires de la Vienne. « Je serai très attentif aux mesures de sécurité mises en œuvre dans ce village et aux suites judiciaires de cette affaire », indique de son côté le député de la 4e circonscription de la Vienne, Nicolas Turquois. « Aucune colère, aucun désaccord ne justifiera jamais la violence. Que les coupables soient identifiés et châtiés avec la plus extrême rigueur », commente pour sa part Cyril Cibert, président de l’Association des maires ruraux de la Vienne. 

DR Google Earth

 

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