En construction comme en rénovation, l'isolation thermique par l'extérieur a plus d'un atout à faire valoir. En plus de combattre les déperditions de chaleur, elle confère cachet et esthétique aux façades de nos maisons. Qui dit mieux ?
Tous les spécialistes de la « chose énergétique » s'accordent sur ce point : les systèmes de chauffage les plus sophistiqués du monde ne valent rien s'ils ne sont pas associés à une isolation elle-même efficiente.
Parce que les deux font la paire, mieux vaut donc mener de front optimisation des performances énergétiques et combat contre les déperditions de chaleur. « Surtout au niveau des murs porteurs, qui concentrent 20% de ces pertes »,
explique Hahn Vernon, directeur du développement et de la communication des Toits de France, à Jaunay-Marigny. A l'horizon de ses prérogatives, l'ITE (lisez : Isolation thermique par l'extérieur) prend du galon. Quoi de plus logique ? « C'est assurément la technique d’isolation la plus performante à ce jour », estime l'intéressé. Une technique qui se rallie de plus en plus de suffrages, tant auprès des futurs propriétaires de construction neuve que des occupants de maisons anciennes à rénover.
Des préalables
à respecter
En termes d'isolants, tous les goûts -et tous les prix- sont dans la nature : minéraux (sable, verre recyclé, roche volcanique...), biosourcés (composés de liège, fibres de bois, chanvre, ouate de cellulose...) ou synthétiques, comme le polystyrène extrudé. Aux Toits de France, on lui préfère, on leur préfère, la mousse polyuréthane, jugée plus « thermiquement résistante ». Collée à la façade puis fixée à l'aide de chevilles à frapper, cette mousse est au-delà associée à un treillis de verre qui assure une plus grande solidité à la structure et est enfin surmontée, esthétique oblige, d'une finition de type enduit ou bardage en bois, PVC ou composite, offrant une large palette de couleurs et de reliefs. « Le choix de la finition est souvent dicté par les exigences réglementaires imposées, dans certaines communes ou quartiers, par les Bâtiments de France, souligne Hahn Vernon. Dans le domaine, on ne peut pas faire n'importe quoi. Il est donc impératif de se renseigner en mairie pour savoir ce à quoi l'on a droit. »
Aussi simple qu'elle puisse paraître, la mise en œuvre d'une ITE se doit de respecter un minimum de règles élémentaires pour espérer remplir à plein ses bons offices. C'est ainsi que Les Toits de France préconisent l'application d'un hydrofuge sur les enduits de finition, environ deux mois après leur pose.
« Ça, c'est pour l'après, sourit Hahn Vernon. Mais il existe aussi des préalables à l'ITE que je conseille à tous mes clients. D'abord un assèchement des murs par injection, pour faire barrage aux remontées capillaires, ensuite un traitement de surface pour éliminer les champignons, combler les trous, gommer les excroissances... Autrement dit pour préparer les murs, comme si on s'apprêtait à peindre une pièce. »
Un chiffre pour finir : une isolation par l'extérieur digne de ce nom réduirait de 25 à 30% la note de chauffage d'une maison. A méditer.