L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Les faits se sont déroulés mi-septembre à Évry-Courcouronnes, en région parisienne. Un enfant de 8 ans, « très handicapé »
selon le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a insulté puis frappé une enseignante au sol. Elle aurait porté plainte. L’enquête montre que cet élève était en attente d’une place en institut thérapeutique éducatif et pédagogique et s’est donc, faute de l’obtenir, vu affecter en milieu ordinaire. Combien d’enfants se retrouvent aujourd’hui dans la même situation ? Plusieurs dizaines ?
Une centaine ? Quoi qu’il en soit, au-delà de la volonté politique, louable, de l’inclusion scolaire pour tous, on assiste à un émiettement des moyens du secteur médico-social. Moins de places d’accueil, moins de moyens financiers, et donc davantage de difficultés pour la Maison départementale des personnes handicapées à orienter correctement les élèves. Au final, le malaise est partagé par les enfants et leurs parents, ainsi que par les personnels de l’Education nationale, dont le quotidien se trouve parfois chamboulé.