Vingt ans après sa création, le Ttacc continue, d’année en année, de se mêler à la lutte pour les play-offs de Pro A Dames avec des ressources bien éloignées de celles des ténors du championnat. Malgré une défaite inaugurale face à Grand-Quevilly, les Poitevines restent ambitieuses cette saison.
Le Ttacc 86 a beau disposer du plus petit budget de Pro A Dames, il n’en reste pas moins un habitué des rendez-vous du haut de tableau. Saison après saison, le club poitevin parvient, avec des moyens limités à se frayer un chemin jusqu’aux play-offs.
« C’est gratifiant de voir qu’on fait clairement partie des meilleures équipes au niveau national, et même à l’échelle européenne »,
se réjouit la coach, Laure Le Mallet. Une réputation qui ne doit rien au hasard.
Si le Ttacc est dans l’impossibilité de rivaliser financièrement avec les grosses écuries, le club parvient à combler l’écart grâce au lien tissé avec ses joueuses. « On a peut-être moins d’argent, mais on compense davantage sur le plan familial et humain »,
résume Laure Le Mallet. Sa pièce maîtresse, Jia Nan Yuan, en est l’illustration. Arrivée en 2014, alors
que l’équipe évoluait encore en Pro B, elle porte toujours les couleurs poitevines plus d’une décennie plus tard.
Seulement quatre joueuses sur la grille
de départ
La stabilité, marque de fabrique du club a cependant été sérieusement chamboulée cet été.
« Jusqu’en juin, tout était calé, on devait repartir avec les mêmes joueuses. Mais deux départs de dernière minute sont venus bouleverser nos plans, alors que la période des transferts était déjà terminée », regrette celle qui supervise l’équipe depuis maintenant neuf ans. Le premier changement est venu du retrait de Yuan Zheng, avant le départ inattendu de Cécilia Dehan.
Pour pallier ces départs, Charlotte Carey est venue compléter l’effectif. La Galloise, bien connue sur le circuit, devrait se muer en véritable atout dans la rotation. « Charlotte est bien plus forte que Cécilia. Ça va vraiment apporter de la stabilité et je vais pouvoir faire plus tourner »,
estime la coach.
Malgré ce renfort, le compte n’y est toutefois toujours pas : le Ttacc 86 ne compte que quatre joueuses, alors que le règlement stipule la nécessité d’en compter cinq dans son effectif. Le club propose régulièrement des profils à la fédération et attend désormais leur validation. En attendant, cette situation pourrait lui coûter une amende de 300€, mais aussi entraîner une éventuelle sanction sportive. En dépit de ces incertitudes et de la défaite inaugurale, à domicile mardi dernier face à Grand-Quevilly (2-3), l’ambition reste intacte. « Franchement, on peut aller loin. Déjà, il faut se maintenir et viser les play-offs, comme l’an dernier où on avait atteint les quarts de finale », pose Laure Le Mallet. Une fois cette première étape franchie, le Ttacc peut-il se prendre à rêver plus grand et viser le titre ?
« Pourquoi pas, on ne s’interdit rien », répond la coach. De quoi faire renaître les souvenirs de 2018, année du sacre, à l’heure de célébrer les 20 ans du club. Deuxième élément de réponse ce mardi soir, à 19h30, avec un déplacement à Lys-Lille.