Depuis l’enfance, Jonathan Merle-Flambeaux vit au rythme de la voltige. Une passion familiale transmise par son père, partagée avec ses frères et qui se poursuit aujourd’hui au sein de Yuzu Parapente.

Matthis Ferrant

Le7.info

« J’ai des parapentes tatoués sur le bras. » A l’encre indélébile, Jonathan Merle-Flambeaux affiche ce qui, depuis l’enfance, reste profondément ancré en lui. Une passion pour la voltige héritée de son père, qui découvre la discipline au début des années 2000. A Chamonix, dans le chalet de leurs grands-parents, Jonathan et son frère Titouan grandissent au milieu des voiles surplombant le ciel. 
« On essayait d’en construire avec des bouts de tissu et des Action Man, puis on les lançait depuis le balcon », se remémore l’aîné. Quelques années plus tard, le jeu laisse place au réel. Jonathan prend son premier véritable envol, à l’adolescence, dans le Cotentin, sur un spot « magnifique », entre grandes falaises et bord de mer. « Je me souviens d’une sensation de liberté assez folle. »


Depuis, cette sensation ne l’a plus quitté. « C’est tellement particulier d’être dans les airs sans moteur, sans rien autour, retenu par trois bouts de ficelle. On se dit : « Mais qu’est-ce que je fous là ? » » Au fil des années, Jonathan approfondit sa pratique au sein des Petits Parapentes, à Poitiers. Il se découvre notamment un goût pour l’acrobatie. « Ce qui me plaît, c’est l’adrénaline, de se retrouver à l’envers... » En l’air, le trentenaire s’amuse à perdre ses repères, qu’il retrouve très vite au sol, auprès de sa famille. Une complicité avec les siens qui prend une nouvelle dimension en 2023, avec la création de Yuzu Parapente aux côtés de son père et de son frère Titouan. Un club pensé pour rendre accessible le parapente dans la Vienne, à leur image. 


Derrière l’objectif

Une image, un instant photographié, un mouvement capturé. Jonathan aime aussi raconter le parapente autrement, à travers la photo et la vidéo. « C’est un sport très visuel, avec les paysages, les voiles, le mouvement. » Derrière cet attrait pour l’image, il y a son père, passionné de photographie argentique. Une influence que Jonathan prolonge pendant son cursus en arts du spectacle à Clermont-Ferrand, où il affine son regard. Avec son frère Titouan, il produit régulièrement des contenus vidéo autour de leurs escapades. Il photographie aussi les activités du club Yuzu. Une activité secondaire, puisque son objectif, lui, reste le diplôme d’État de moniteur de parapente. Après avoir échoué une première fois, Jonathan a pris du recul durant un an pour s’occuper de son fils Elliot, qui venait de naître. « Mais l’envie est toujours là. » Aujourd’hui, après avoir obtenu sa qualification biplace, le parapentiste envisage de retenter les sélections. En cas de nouvel échec, le monitorat fédéral pourrait se présenter comme une solution afin de continuer à transmettre au sein du club. Car derrière les projets, les diplômes et les heures de vol, reste surtout une envie : faire découvrir ce sport aux sensations indescriptibles : « C’est ce que je dis souvent aux gens après leur premier vol : ils ont découvert un nouveau monde. »

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