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L'audience de la chambre du Conseil n'est pas publique. Seuls les juges et les parties peuvent être représentés. Pour l'avocat de la famille Massonnaud, Me Eric Morain, une chose est claire : "Le policier a commis une erreur d'appréciation."
Un soir d’août 2007, Olivier Massonnaud, alcoolisé et particulièrement agité, menace sa petite amie. La police est prévenue, mais le trentenaire a le temps de quitter l’appartement du centre-ville. Les forces de l’ordre le retrouvent dans la cour intérieure d’un immeuble. Un brigadier-chef se sent menacé par le suspect nerveux. Il lui tire dans le ventre.
Au bout de six années de réflexion et de reconstitution, le 7 février 2013, le juge d’instruction ordonne un non-lieu, considérant que le policier se trouvait en état de légitime défense. Le parquet devrait logiquement requérir, aujourd'hui, la confirmation de cette décision.
De son côté, la famille réclame un procès, soit aux assises pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, soit au tribunal correctionnel pour homicide involontaire. "La réaction du policier n’a pas été proportionnelle au danger encouru. Le danger n’était ni caractérisé, ni immédiat", conclut Me Morain. La chambre du Conseil rendra sa décision le 4 février.
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samedi 05 septembre