Aujourd'hui
« It happens like that ! »
Coach professionnelle certifiée et enseignante en méditation de pleine conscience entre autres pour Petit Bambou, Laurence Thomas-Loiseleur vous propose cette saison des chroniques résolument apaisantes.
Pour des questions évidentes de confidentialité, elle ne déclinera pas son identité. Nous l’appellerons donc Marine. La jeune femme de 26 ans ressemble à toutes ses contemporaines et pourrait donc exercer n’importe quelle profession. Sauf que cette licenciée en droit a choisi d’emprunter une voie peu commune, en lançant sa propre agence de détective privé. Par-delà les fantasmes -pas d’imperméable défréchi ni de bagnole au point de rupture-, Marine balise son champ d’intervention.
« Tout le monde voit le détective privé comme un chasseur d’adultère, à la limite de la morale, dans des enquêtes sombres, en train de poser des micros... Mon quotidien est loin de ces clichés et s’inscrit surtout dans la légalité. » Travail dissimulé, fraude à l’arrêt maladie, à l’assurance… Voilà les services les plus courants qu’elle propose aux professionnels. Côté particuliers, l’enquête pré-locative, pré-nuptiale, la garde d’enfants ou la recherche de personnes disparues font partie de l’éventail de suggestions. « L’adultère ne suffit plus aujourd’hui à caractériser le divorce pour faute. Il faut que la vie à deux soit devenue intolérable », abonde la diplômée de Paris II Panthéon-Assas.
« Se fondre dans la masse »
Depuis ses premiers pas, en octobre dernier, l’agent de recherche privé a déjà décroché deux contrats, l’un avec une entreprise sur l’exercice illégal d’une activité réglementée, l’autre avec un particulier. Un juge de paix escorte son quotidien : la loi, rien que la loi. « On ne crée pas de faux profil sur Facebook par exemple », illustre-t-elle. En revanche, Marine n’est pas obligée de se présenter lorsqu’elle sonne à la porte d’un particulier. « L’idée n’est pas de se cacher, mais rien ne nous interdit de nous fondre dans la masse. » A l’issue de ses enquêtes, qui peuvent durer plusieurs mois, la jeune femme remet systématiquement un rapport de mission (photos, relevés bancaires…), non pas au client mais à son avocat, soumis comme elle au secret professionnel. Lequel pourra s’en servir face à un juge.
Dans la Vienne, ils sont quatre à se partager le marché, dont Vienne Investigations. L’agence de Marine a vu son activité agréée par le Conseil national des activités de sécurité privée il y a quelques semaines. C’est l’autorité de tutelle d’une profession dont les représentations n’ont pas beaucoup changé au cours des dernières décennies.
Plus d’infos sur www.vienne-investigations.fr. Les autres agents dans la Vienne : Vigifil investigations, Julien Cambrone et cabinet JCDI Investigations.
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