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Plusieurs dizaines de magistrats et greffiers se sont mobilisés hier, sur les marches du palais de justice de Poitiers, comme dans de nombreuses autres juridictions du pays. "Le tribunal de Poitiers est aujourd’hui à bout de souffle", dénonce Stéphane Winter. S'il se félicite de la création de trois postes de magistrats, le représentant du syndicat de la magistrature regrette qu'ils ne soient "pas pourvus avant septembre 2023, s'ils le sont". Ces problèmes d'effectifs conduisent à des délais de traitement à rallonge, "17 mois pour juger une affaire pénale (en dehors des procédures d’urgence) alors qu’un délai supérieur à 6 mois est considéré problématique, 12 mois pour départager les affaires prud’homales, alors qu’un délai supérieur à 6 mois est estimé non raisonnable par la Cour de cassation". Un an après la diffusion de la tribune dite des 3 000 dans les colonnes du Monde et des Etats généraux voulus par la Chancellerie, les acteurs de la justice réclament donc toujours des moyens supplémentaires.
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