Aujourd'hui
L’Espace Mendès-France est connu depuis plus de trois décennies pour éclairer les gens sur des notions complexes. Et le centre de culture scientifique a tôt fait de gagner le respect des scientifiques, mais aussi du grand public. L’accroc survenu mardi dernier (cf. page 5), en marge du débat sur le thème de l’« écriture inclusive, ennemie du féminisme universaliste », interpelle d’autant plus. Passe encore que le débat à l’intitulé un poil provocateur ait été animé, certains reprochant à l’intervenante Nathalie Heinich, les jours précédents, sur les réseaux sociaux, des propos homophobes et islamophobes. Ce qui ne passe pas en revanche, ce sont ces vitrines brisées dans la nuit, la nécessaire intervention de la police pour calmer les esprits... Où va-t-on si telle personnalité ou telle autre est « empêchée » de s’exprimer ? Peut-on encore débattre de tout... avec tout le monde ? Avons-nous la capacité collective de nous accorder sur nos désaccords, sans en venir au corps-à-corps ? A croire que non. A croire que le fond de sauce numérique entraîne une indigestion costaude dans la vraie vie. On espère évidemment que l’incident de Mendès-France restera isolé. Une exception n’a jamais fait LA règle. A bons entendeurs...
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Hier
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