Les DJ ont l’embarras du choix

Basée au Futuroscope depuis trois ans, l’école des DJ UCPA continue de former les animateurs musicaux et scéniques de demain. Au sortir de la crise sanitaire, le secteur offre un large choix de débouchés, avec une employabilité quasi assurée.

Steve Henot

Le7.info

L’école des DJ UCPA du Futuroscope était présente, jeudi dernier, à la Nuit de l’Orientation à Tours. Objectif : présenter la formation -gratuite, dès le bac, en alternance sur 18 mois- et susciter des vocations. Et si possible chez les jeunes femmes, encore peu représentées dans le milieu de l’animation musicale et scénique. « On en a un petit plus d’année en année mais pas en nombre suffisant, alors que le secteur tend vers davantage de mixité », observe Hélène Mingot, la directrice du centre de formation.


Ce rendez-vous est aussi l’occasion de rappeler que le secteur ne se cantonne pas qu’au monde de la nuit, comme beaucoup l’imaginent encore. Animation en centres de loisirs, hôtellerie de plein air, événementiel… L’activité de DJ s’exerce en de nombreux endroits, créant ainsi autant de débouchés. « Notre diplôme est révisé tous les cinq ans en lien avec les branches professionnelles, ce qui nous permet de suivre les évolutions du métier, soutient Hélène Mingot. Nos formateurs, qui sont tous des professionnels en activité, présentent une diversité de parcours qui assure la cohérence du référentiel pédagogique. »


Des profils convoités 
sur le marché

A l’école des DJ, on n’apprend pas seulement à mixer, mais aussi à faire de la vidéo, gérer la lumière, mettre en place un plan de communication, une stratégie digitale… Et, de plus en plus, à entreprendre. « Certains élèves portent un projet de création d’entreprise. Il y a une appétence à s’approprier leur avenir professionnel qui s’incarne chaque année un peu plus, observe la directrice. Nous leur proposons une formation polyvalente et éclectique, qui fait la force du diplôme. » A la sortie, si la poursuite d’études est possible, beaucoup trouvent un emploi -près de 90%-, et notamment dans les discothèques poitevines. « C’est une activité de niche. Nous avons un réseau d’anciens élèves très vivant, qui concourt aussi à ce taux d’emploi post-formation. »


Il faut dire que le marché leur est favorable. Après la crise sanitaire, « dévastatrice pour le secteur », les animateurs musicaux et scéniques sont très recherchés. « La reprise d’activité a été très forte et, par conséquent, tous les métiers sont en tension, explique Hélène Mingot. Il y a une pénurie criante. Pour la première fois, nous n’avons pas pu satisfaire toutes les entreprises en quête d’un apprenti. » Seule école du genre dans tout l’Hexagone, l’école des DJ UCPA ne sort « que » 90 nouveaux professionnels chaque année, sur ses deux sites de Lyon et du Futuroscope. Un peu plus à partir de l’année prochaine, grâce à sa nouvelle école inaugurée en novembre à Port-Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales. « On l’a fait pour avoir un maillage territorial plus important, confie Pascal Tassy, qui dirige les trois campus. Le but est de permettre à des jeunes du Sud de la France d’avoir une école plus près de chez eux et de pouvoir répondre à la demande croissante des entreprises. »

DR - Ecole des DJ UCPA

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