Aujourd'hui
Ceux qui comptent, un drame social touchant et nécessaire
Dans Ceux qui comptent, Rose et ses trois enfants vivent en situation précaire. Elle fait la rencontre de Jean qui va chambouler leur vie.
La question vaut son pesant d’or : les femmes en politique sont-elles « jugées » de la même manière que leurs homologues masculins ? La venue de la Première ministre Elisabeth Borne jeudi dernier dans la Vienne et les trois ans de mandat de Léonore Moncond’huy à la tête de Poitiers offrent deux cas d’espèce intéressants. Les deux sont entrées aux yeux de certains comme par effraction dans leurs nouvelles fonctions. L’ex-préfète de la Vienne n’est que la deuxième femme à accéder à Matignon après Edith Cresson. Et on lui promet après douze mois un destin funeste similaire à celui de l’ex-maire de Châtellerault. Quant à l’élue écologiste, elle est la première à inscrire son nom au fronton de la mairie de la ville. Dans les deux cas, le jugement à leur endroit semble sévère et teinté d’une certaine forme de mauvaise foi. Elles ont pourtant brisé un plafond de verre et montré la voie à d’autres. On s’adresse parfois à elles avec un brin de condescendance, voire de paternalisme pour Léonore Moncond’huy. Peut-être un jour aurons-nous l’occasion de dresser des bilans politiques sans sexisme à peine voilé. Mais force est de constater qu’on n’est pas arrivé tout à fait à maturité dans le champ de la conduite des affaires publiques.
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