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Année après année, Poitiers est érigée par les observateurs du marché de l’immobilier en exemple de cité où il fait bon vivre et bon investir. « C’est toujours le cas, martèle Benjamin de Tugny. Encore plus depuis que le parc locatif s’est débarrassé de quelques sinistres passoires énergétiques et autres bâtiments obsolètes. » Bien que spécialiste du marché châtelleraudais, le président de la Fédération nationale de l’Immobilier 86, 16 et 79 sait tout -ou presque- des claudications de l’activité immobilière poitevine. Côté sautes d’humeurs, on est plutôt sur le haut de la vague. « A Poitiers comme à Châtellerault, confirme-t-il, mes confrères et moi notons un vrai regain de vitalité du secteur locatif depuis quelques semaines, c’est vraiment tout récent. »
Avec des taux d’intérêt stabilisés autour de 3%, des prix immobiliers qui ont eux-mêmes fléchi au cours des trois dernières années (-5% en moyenne nationale) et des loyers qui ont inversement suivi une courbe inflationniste (+8% en trois ans), les conditions sont réunies pour encourager l’investissement locatif. « Toutes ces données sont autant d’opportunités de rendement supplémentaires pour les candidats à l’achat », appuie Benjamin de Tugny. A Poitiers, où la demande locative, principalement celle des étudiants, est beaucoup plus forte que dans le Nord-Vienne, les prix immobiliers restent tellement attractifs (autour de 2 200€/m2 en moyenne) qu’un deux-pièces de 40m2 peut « aisément » se négocier à 90 000€. Et proposer in fine une rentabilité locative brute des plus intéressantes. « Entre 6 et 6,5% en moyenne, illustre le président de la Fnaim. Sur Châtellerault, on est carrément à 8%. L’offre en logements décents y est certes réduite, mais ceux que l’on vend pour être refaits de fond en comble sont généralement transformés en appartements de grande qualité. Les aides à la rénovation, notamment énergétique, sont de vrais encouragements pour les candidats investisseurs. » Quant aux locataires, on constate qu’ils sont majoritairement prêts à payer des loyers supérieurs dès lors que qualité et confort sont au rendez-vous. « Cette équation qualité-prix, conclut l’agent immobilier, est effectivement de mieux en mieux perçue et acceptée. » N’est-ce pas finalement là la meilleure nouvelle à apprendre à tous ceux qui hésitent encore à acheter pour louer ?
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