Brice Rouquet, 
nouveau visage de la Fnaim

A la tête de sa propre agence à Poitiers, Brice Rouquet est désormais président-délégué de la Fnaim dans la Vienne. Il s’engage bénévolement pour défendre l’éthique du métier et accompagner une profession immobilière en pleine mutation.

Pierre Bujeau

Le7.info

Derrière les sigles et les statuts, la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) repose avant tout sur des femmes et des hommes engagés. Dans la Vienne, cet engagement s’incarne à travers Brice Rouquet, vice-président délégué au sein de la chambre Fnaim Poitou-Charentes. Une fonction exercée bénévolement depuis septembre 2025, en parallèle de la vie de son agence (Rouquet immobilier) créée en 2021 à Poitiers. Au-delà des réunions du conseil d’administration, qui ont lieu toutes les six semaines, l’engagement syndical se traduit par un investissement constant. « Si je voulais m’y consacrer pleinement, j’y passerais la totalité de mon temps, ce qui n’est pas compatible avec les responsabilités qu’induisent nos activités principales » et un devoir déontologique : « Le métier évolue, avec de nouvelles pratiques et de nouveaux acteurs. Il est de notre responsabilité de les encadrer pour garantir la probité de la profession. » Parmi les évolutions majeures figure la montée en puissance des agents commerciaux, acteurs désormais incontournables du marché. Si certains exercent leur activité avec sérieux, d’autres adoptent des pratiques jugées incompatibles avec les exigences du métier. Comme ses prédécesseurs, Brice Rouquet refuse toute posture défensive. Il mise sur la compétence, la rigueur et l’éthique comme meilleurs remparts.

Multi-casquettes

Son rôle ne se limite pas à la régulation déontologique. Gestion de dossiers sensibles, arbitrage dans les litiges, écoute des adhérents, accompagnement des agences. Autant de tâches à effectuer dans un contexte peu favorable pour la fédération, créée en 1946. Avec environ 130 membres, la Fnaim 86 fait face à une érosion du nombre d’adhérents, conséquence de la multiplication des syndicats et à l’augmentation des agents commerciaux, qui ne disposent pas de carte professionnelle, condition sine qua non pour adhérer. Une réalité qui fragilise la profession et constitue l’un des défis majeurs des années à venir « Moins d’adhérents, c’est aussi moins de représentativité et moins de poids dans les discussions avec les pouvoirs publics », souligne Brice Rouquet. Dans un contexte marqué par la complexification réglementaire, la transition énergétique et les réformes du logement, la Fnaim entend néanmoins demeurer un interlocuteur incontournable. « Plus les métiers se complexifient, plus le rôle de la fédération devient essentiel », affirme le professionnel, convaincu que l’avenir du secteur passe par des organisations solides et structurées.

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