Aujourd'hui
Guillaume, 22 ans, et Juliette, 19 ans, ont fait un choix de formation différent de la majorité de leurs camarades. Attirés par les métiers de la santé, tous les deux ont décidé d’opter pour un cursus en apprentissage. Après une première année en Licence accès santé (LAS), Guillaume a intégré l’Institut de formation des masseurs-kinésithérapeutes de Poitiers. Puis en troisième année, il a commencé à alterner entre ses cours et le Centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres, près de Bressuire où habitent ses parents. « L’été, je travaillais de toute façon à l’usine sans prendre de plaisir. Pouvoir continuer d’exercer un métier que j’aime tout en étant payé, c’était une aubaine, raconte le jeune homme qui a obtenu un bac spécialité SVT-physique. Et puis, j’acquiers une expérience de fou. Et comme en pratique, je ne suis pas le meilleur, ça me permet de progresser plus vite. » Aujourd’hui en 4e année, il perçoit environ 1 400€ par mois. Son statut de salarié lui confère seulement cinq semaines de congés mais pas de quoi éroder son enthousiasme. De son côté, avec son bac technologique Sciences et techniques de laboratoire en poche, Juliette a entamé sa 2e année à l’école des manipulateurs en radiologie médicale de Poitiers.
De son côté, avec son bac technologique Sciences et techniques de laboratoire en poche, Juliette a entamé sa 2e année à l’école des manipulateurs en radiologie médicale de Poitiers. Ce sont eux qui réalisent les radios, IRM, scanner et toute l’imagerie des patients. « A la fois soignant et technicien, on effectue des gestes de soins comme perfuser, faire des pansements, mais on gère aussi les rayonnements ionisants et des produits radioactifs. » Originaire de la région parisienne, elle part toutes les quatre semaines à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. L’occasion de revoir ses parents et ses ami(e)s. « J’ai fait deux stages là-bas en première année. L’équipe est bienveillante, même avec les jeunes qui n’y connaissent rien ! L’apprentissage me permet d’être payée pour apprendre le métier que j’aime dans une bonne ambiance. » Autre bonus, selon elle, au terme de son parcours, aucune obligation de rester à l’hôpital, contrairement au CHU de Poitiers où les apprentis doivent s’engager pour deux ans. Ce qui peut aussi avoir son charme pour se forger une expérience professionnelle. Tous les deux ont dû louer leur propre appartement à Poitiers. Malgré les responsabilités, cette nouvelle autonomie leur plaît bien. Le CFA Sup Nouvelle-Aquitaine est là pour les aider dans leurs démarches quotidiennes. Ils ne regrettent en rien leur choix. Guillaume se retrouve même déjà régulièrement seul face aux patients. « Des pathologies faciles à gérer, nuance-t-il. Mais ils me prennent au sérieux, je suis plus qu’un étudiant. »
À lire aussi ...
Aujourd'hui
Aujourd'hui
3 000 jeunes volontaires effectueront cette année le nouveau service national militaire voulu par le gouvernement. A l’automne, le Régiment d’Infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers en accueillera trente, avec l’objectif de leur apprendre à servir.