À Poitiers, le grand débat des municipales organisé par les médias locaux
Pierre Bujeau

Le7.info

Sous un soleil presque printanier, les candidats aux Municipales de Poitiers se sont prêtés à l’exercice du débat ce vendredi, place du Marché-Notre-Dame, devant plus d'une centaine de personnes attentives. Organisé par Radio Pulsar, en partenariat avec Le 7, La Nouvelle République Centre Presse, Le Courrier Français, RCF Poitou, Vivant le Média et Micro Canap’, ce grand débat radiophonique a permis d’aborder des sujets peu traités jusque-là : logement, environnement, éducation, mais aussi vie associative, culture et sport. Si la bonne tenue des échanges a été assurée par les journalistes des différents médias partenaires, les discussions ont parfois été vives entre les prétendants à la mairie de l’ancienne capitale régionale : Léonore Moncond’huy, Anthony Brottier, Bertrand Geay, François Blanchard, Charles Rangheard, Lucile Parnaudeau, Ludovic Gaillard et Marie-Dolorès Prost.

Piques et frictions

Sur la question du logement social, le candidat investi par le Rassemblement national, Charles Rangheard, a estimé que « le trop-plein d’infrastructures à vocation sociale peut nuire à l’installation d’une population de cadres plus diplômés à Poitiers ». Une position qui a fait réagir Anthony Brottier : « Il y a juste quelque chose qui s’appelle la loi, en l'occurence la loi Solidarité et renouvellement urbain. Aucun maire ne peut s’y soustraire. »  L’environnement a aussi suscité des réactions, notamment lorsque Charles Rangheard, encore lui, a affirmé que « la biodiversité n’était pas forcément la priorité et ce qu’attendait son électorat », préférant insister sur des espaces verts « beaux » Ce à quoi la maire sortante répond : « Je vous mets au défi de dire que la Grand'Rue et la rue de la Cathédrale ne sont pas belles ».

Autre passe d’armes qui n’a pas manqué de faire réagir le public, resté jusqu’à la fin du débat à 14 heures : la pique adressée par le candidat de Lutte ouvrière, Ludovic Gaillard, à François Blanchard. « Les salariés devraient définir leur salaire et leurs conditions de travail pour ne pas se tuer à la tâche », a-t-il lancé, en faisant référence à l’Ehpad des Feuillants dirigé par le candidat socialiste. Ce dernier lui a rétorqué : « Moi, je ne parle pas, je fais. » A neuf jours du premier tour, ce débat aura offert aux têtes de liste l’une des ultimes occasions de défendre leur vision de la ville.

Retrouvez une double page consacrée aux municipales à Poitiers et Châtellerault dans le prochain numéro du 7.

Le débat sera également à écouter en replay sur pulsar.fr en début de semaine prochaine.

 

 

 

 

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