Les Bee Gees vus par un Poitevin

Déjà auteur d’une quinzaine de « discographies commentées » et biographies sur les plus grands groupes de rock, le professeur de français à la retraite Jérôme Pintoux récidive. Dans Bee Gees, la fièvre du samedi soir, il brise les idées reçues sur les trois frères anglais.

Romain Mudrak

Le7.info

Saviez-vous que les Bee Gees étaient déjà là bien avant l’ère de la musique disco ? A la fin des années 1970, leurs tubes « Staying alive » et 
« Night fever » les a propulsés en tête des ventes. De quoi renforcer leur notoriété jusqu’à aujourd’hui. Mais ce succès les a aussi enfermés dans un genre musical aux frontières infranchissables. Dans son dernier ouvrage Bee Gees, la fièvre du samedi soir (Editions Camion blanc), le Poitevin Jérôme Pintoux a analysé les paroles des premiers albums des frères Gibbs parus à partir de 1965. Et les thèmes abordés sont loin d’être superficiels. « Dans New York Mining disaster 1941, il est question d’une catastrophe minière d’autrefois, au Pays de Galles, souligne ce passionné de 
74 ans. Le narrateur est prisonnier au fond d’une mine à la suite d’un éboulement. Ce morceau évoque les dures conditions de travail de l’époque. C’était le Germinal des Bee Gees. » La qualité des textes de « Massachussetts » ou encore « Holyday » et le succès qui en a découlé les a amenés à devenir de véritables concurrents des Beatles pendant plusieurs années, avant de retomber quelque peu dans l’anonymat.


« Creuser les paroles »

Si l’ancien professeur de français au collège poitevin France Bloch-Sérazin admet que les anglais de l’île de Man ne font pas partie de ses groupes fétiches, il a eu la curiosité de 
« creuser leurs paroles » dans l’espoir d’atteindre une certaine « esthétique de la surprise ». Pas manqué ! « Par mon métier, j’ai beaucoup commenté les écrivains classiques. A la retraite, j’ai voulu me mettre à l’anglais et j’ai commencé à traduire et analyser les paroles de chansons, à commencer par celles de Dylan. » 
De là ont découlé plusieurs 
« discographies commentées », de Patti Smith à Elton John en passant par Joan Baez ou John Mayall. Il a également publié plusieurs « dictionnaires » (The Who, Procol Harum, Kinks) et des biographies (Roxy Music, Soft Machine…). Cette fois encore, Jérôme Pintoux offre une analyse pointue de l’univers des Bee Gees et dévoile les raisons de leur disgrâce dans les années 1980.

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