Greenland 2, le thriller américain dans toute sa splendeur (ou pas)

Sans révolutionner le genre, Greenland 2 propose d’emmener ses spectateurs à se projeter dans un futur aux contours tragiques. Histoire d’une migration périlleuse à la recherche d’une terre promise.

Le7.info

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Alors que 75% de la planète a été détruite par la comète Clarke, John Garrity (Gerard Butler), sa femme Alisson (Morena Baccarin) et leur fils Nathan (Roman Griffin Davis) se retrouvent reclus avec d’autres survivants dans la base américaine de Thulé, au Groenland. Un violent tremblement de terre frappant leur bunker les contraint à une fuite désespérée vers une Europe décimée. Démarre alors une course pour leur survie et celle de l’humanité, en direction d’une terre fertile en lieu et place d’un cratère laissé par la comète Clarke cinq ans auparavant.

Suite logique de Greenland : le dernier refuge (2020), ce deuxième opus entend mettre l’accent sur le côté spectaculaire des catastrophes naturelles. Comètes, tempêtes, tsunami, coulée de lave, et même radiation toxique, tout y est. De quoi satisfaire les amateurs d’effets spéciaux. Cependant, la prévisibilité et l’incohérence du scénario empêchent l’immersion et la réflexion profonde sur un éventuel futur apocalyptique. La pauvreté des dialogues, incarnée par le personnage de John, archétype du père courage américain, rend le film ironiquement amusant. Heureusement que la beauté des plans sur les Alpes françaises ou des villes anglaises dévastées vient pallier une trame grossière.

Le réalisateur Ric Roman Waugh a tout de même tenté d’esquisser des pistes de réflexion sur les questions de la violence, du vivre-ensemble et des conflits géopolitiques. Ces intrigues, reléguées au second voire au troisième plan, auraient gagné à être développées davantage. Sans être une franche réussite, ce film a le mérite de mettre en scène l’annexion du territoire danois avant Donald Trump. Et pour faire ça, il fallait du flair !

Thriller/action de Ric Roman Waugh avec Gerard Butler, Morena Baccarin et Roman Griffin Davis (1h39).

Sacha Berritane

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