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Acceptabilité
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
L'auxiliaire de vie sociale, plus communément appelée aide à domicile, intervient auprès des personnes en perte d'autonomie (personnes âgées, malades, handicapées ou convalescentes). Elle les aide dans les tâches qu'elles ne peuvent plus accomplir seules, en favorisant leur autonomie et en assurant leur confort de vie. Elle intervient au domicile des bénéficiaires ou en établissement spécialisé. Une définition que Sarah Travers défend : « Une aide à domicile, ce n'est pas seulement faire le ménage chez une personne. C'est beaucoup plus. C'est un métier de l'ombre, humain, essentiel pour permettre à ces personnes de rester chez elles. »
Après neuf ans en tant que caissière, elle s'est réorientée vers le métier d'auxiliaire de vie. À la suite d'une formation de six mois et l'obtention de son diplôme, elle a exercé à l'ADMR d'Angers. « La structure m'a donné ma chance à mes débuts, ça a été un tremplin. » Après son déménagement à Neuville-de-Poitou, elle a rejoint l'agence Petits-fils. Cette structure mandataire met en relation les bénéficiaires et les aides à domicile, tout en assurant le suivi. L'employeur reste le bénéficiaire ou sa famille. La fréquence des interventions est définie en amont. Cela peut aller de quelques heures par semaine à une présence quotidienne. « Les journées sont variées. » Et les missions également. Mercredi, elle est intervenue auprès de trois personnes : « La première, c'était pour sa toilette et pour s'habiller. La deuxième ne peut plus conduire, mais dispose toujours de sa voiture. Nous sommes donc allées acheter des chocolats et les offrir à une amie pour son anniversaire. Pour la dernière, il s'agissait de lui tenir compagnie, de discuter et de faire un peu de ménage. » Le jeudi, elle a accompagné un bénéficiaire à un rendez-vous pour de nouvelles lunettes, a poursuivi avec de la cuisine et du ménage et a terminé par une séance de cinéma.
« Nous sommes parfois l’un des seuls liens qu'elles ont avec l'extérieur. Les personnes ont toutes leurs capacités, mais ont besoin d'aide sur certaines tâches. Quand elles sont en Ehpad, c'est un peu différent, c'est plus de l'accompagnement. » Les études le montrent, le lien social reste l’un des meilleurs médicaments. « En les côtoyant régulièrement, nous repérons parfois les premiers signes d'une maladie. Nous avons été formées à la prévention, comme au comportement à adopter en cas de fortes chaleurs. Elles nous font confiance. » L'aide à domicile n'est pas soignante, mais joue un rôle essentiel. « L'écoute, la bienveillance, l'empathie, c'est déjà beaucoup pour eux et très enrichissant pour moi. C'est un métier où il faut savoir se mettre à la place des gens, tout en gardant du recul. J'apprends chaque jour. »
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