Balle de match pour Montpellier. Large vainqueur samedi à Lawson-Body (0-3), le club héraultais peut être sacré champion de France ce vendredi soir à domicile face à Poitiers. Les Poitevins n’ont plus le choix : il faudra un exploit pour espérer un match d’appui.

Pierre Bujeau

Le7.info

Il y a des rapports de force qui ne trompent pas. Samedi dernier, à Lawson-Body, devant 2 700 spectateurs hostiles, Montpellier a assommé la finale aller de Marmara SpikeLigue en moins d’une heure trente et trois sets expéditifs (18-25, 22-25, 17-25). Pour remonter aux origines de cette emprise psychologique et retrouver la trace d’un set gagné par les Poitevins face à leur bête noire, il faut remonter au 
12 février 2023, match déjà remporté par les Sudistes (3-1). Neuf confrontations, neuf victoires face à l’Alterna SPVB. Portés par deux mois d’invincibilité et une confiance boostée, les hommes de Loïc Le Marrec abordent ce match retour dans leur antre de Castelnau-le-Lez en position de force. Il y a le titre, évidemment, le neuvième de leur histoire, quatre ans après le précédent. Mais il y a autre chose. Un cadeau d’adieu à leur entraîneur, qui fera ses valises en fin de saison selon les informations de L’Équipe. L’ancien passeur est arrivé au club en 2010 comme joueur, puis fut entraîneur principal une première fois entre 2014 et 
2016, avant de revenir aux commandes depuis la saison 2023-2024. Offrir à Le Marrec un dernier sacre en guise d'au revoir, difficile de trouver plus belle façon de tourner la page.


Trouver des solutions

En face, Poitiers arrive avec des certitudes abîmées et des doutes bien réels. Battus dans tous les compartiments du jeu lors de la finale aller, les Poitevins devront se réinventer pour espérer prolonger l’aventure. Thomas Pujol, auteur de 17 points à l’aller, a été la seule véritable éclaircie dans la nuit poitevine. Il sera encore le fer de lance de son équipe. Mais un homme seul ne peut renverser une montagne. Il faudra un collectif retrouvé, une prise de risque maximale et, surtout, une rencontre emballée par un peu de folie. Celle-là même qui avait permis à l’Alterna SPVB de renverser Paris en demi-finale, mené 
0-2 avant d’arracher les trois sets suivants dans un Lawson-Body en fusion. Le défi est d’autant plus ardu que Lukas Maase, le central allemand sorti avec une épaule luxée dans le deuxième set, manquera à l’appel. 


Le sacre ou le miracle

Ce vendredi soir, à 19h, le scénario sera manichéen. Si Montpellier s’impose à domicile, le titre lui reviendra directement. Si Poitiers parvient à s’imposer au palais des sports Jacques-Chaban-Delmas, les deux équipes seront à égalité et un match d’appui, deux jours plus tard, désignera le champion. Deux histoires vont donc se croiser : celle d’un favori qui sent le titre à portée de main et veut en finir vite, et celle d’un outsider dos au mur, qui n’a plus rien à perdre. Et c’est souvent dans ces moments-là, quand tout semble joué, que le sport écrit ses plus belles pages.

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