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Pour maîtriser les dépenses publiques, le gouvernement serre la vis aux assurés. Conformément au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, l’Assurance-maladie doit économiser 400M€, ce qui passe nécessairement par des hausses de forfaits et de participations.
En même temps, on taxe les complémentaires santé d’1Md€, poursuivant le transfert des charges de la Sécu vers les mutuelles. Ainsi, dès le 1er avril, le forfait journalier hospitalier est passé de 20 à 23€, de 15 à 17€ en psychiatrie. Aux urgences, le forfait, après un passage sans hospitalisation, augmente de 30%. Pour les soins lourds, la participation bondit de 24 à 32€. Le ministère de la Santé assure que ces mesures seront « indolores » pour les assurés, mettant en avant le fait que 96% d’entre eux ont une complémentaire santé. C’est oublier que 2,5 millions de personnes n’en disposent pas. Pour eux, chaque hausse alourdit le reste à charge. Ces mesures, qualifiées d’« injustes » par France Assos Santé, pèsent sur les plus fragiles. Pour rappel, les franchises médicales ont déjà été doublées en 2024.
Autre inquiétude : l’impact sur les complémentaires santé. Taxées d’1Md€ et appelées à couvrir plus de dépenses, elles pourraient répercuter ces coûts sur leurs tarifs. Jusqu’où les assurés devront-ils payer pour couvrir les économies de l’Assurance-maladie ? Sans compter une ponction de 2Mds€ envisagée à la Sécurité sociale pour couvrir l’impact financier de la situation au Moyen-Orient.
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