Administrateur de l’UFC-Que Choisir, Frédéric Siuda évoque cette semaine une mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français dans le secteur de la santé.

Le7.info

Le7.info

Pour maîtriser les dépenses publiques, le gouvernement serre la vis aux assurés. Conformément au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, l’Assurance-maladie doit économiser 400M€, ce qui passe nécessairement par des hausses de forfaits et de participations.


En même temps, on taxe les complémentaires santé d’1Md€, poursuivant le transfert des charges de la Sécu vers les mutuelles. Ainsi, dès le 1er avril, le forfait journalier hospitalier est passé de 20 à 23€, de 15 à 
17€ en psychiatrie. Aux urgences, le forfait, après un passage sans hospitalisation, augmente de 30%. Pour les soins lourds, la participation bondit de 24 à 32€. Le ministère de la Santé assure que ces mesures seront « indolores » pour les assurés, mettant en avant le fait que 96% d’entre eux ont une complémentaire santé. C’est oublier que 
2,5 millions de personnes n’en disposent pas. Pour eux, chaque hausse alourdit le reste à charge. Ces mesures, qualifiées d’« injustes » 
par France Assos Santé, pèsent sur les plus fragiles. Pour rappel, les franchises médicales ont déjà été doublées en 2024.


Autre inquiétude : l’impact sur les complémentaires santé. Taxées d’1Md€ et appelées à couvrir plus de dépenses, elles pourraient répercuter ces coûts sur leurs tarifs. Jusqu’où les assurés devront-ils payer pour couvrir les économies de l’Assurance-maladie ? Sans compter une ponction de 2Mds€ envisagée à la Sécurité sociale pour couvrir l’impact financier de la situation au Moyen-Orient.

À lire aussi ...