Aujourd'hui
Acceptabilité
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Ce n’est pas la Pat’ Patrouille qui a accueilli enfants et enseignants -au grand dam de Maëlle, en CE1- mais bien les volontaires du centre de formation des sapeurs-pompiers, situé à Valdivienne. Parmi eux, Nicolas Vrignaud, pompier volontaire à la caserne de Gençay et logisticien sur le site, a choisi de présenter un atelier en particulier : « J’ai choisi de leur montrer les camions parce qu’ils sont plus attentifs ici que sur les autres ateliers », sourit-il. Mais derrière ces camions rutilants et l'émerveillement de Margot au moment d’enfiler la tenue de pompier réside un tout autre objectif.
Sur les seize ateliers proposés, tous visent à transmettre des réflexes essentiels. Donner l’alerte, reconnaître les dangers du quotidien, apprendre les gestes qui sauvent. « On est là avant tout pour délivrer un message sérieux, insiste Adrien Gransagne, capitaine des sapeurs-pompiers de la Vienne. Savoir passer un appel d’urgence, intervenir rapidement, ce sont des compétences accessibles à tous, même aux plus jeunes. » Dans une salle du site, des élèves s’exercent, concentrés, sur des mannequins. Position des mains, rythme des compressions, les gestes sont encore hésitants, mais tous se prêtent à l’exercice.
Au-delà de l’apprentissage technique, cette journée vise aussi à bousculer les idées reçues. « Être pompier, ce n’est pas seulement un métier héroïque où l’on brave les flammes. Il y a aussi tout un savoir-être, notamment lors d’interventions auprès de personnes brûlées ou lorsqu’un camarade tombe dans la cour de récré », rappelle Adrien Gransagne. Un message d’autant plus important dans un département où l’engagement repose largement sur le volontariat. Avec 1 500 jeunes sapeurs-pompiers, le territoire reste néanmoins en recherche constante de nouvelles recrues, en particulier dans les zones rurales. « On ne s’en cache pas : ces journées servent aussi à susciter des vocations », reconnaît le capitaine. Et quelques graines semblent déjà semées. Entre deux ateliers, Théo semble déjà convaincu : « Plus tard, j’aimerais bien sauver des gens. » Au fil de la journée, les élèves enchaînent les expériences. Manipuler une lance à eau, enfiler une tenue trop grande pour eux, ou encore coopérer dans un parcours collectif. Marcello et Maëlia s’entraident, rient, tombent parfois, recommencent. Au moment de récupérer leurs enfants, les parents ont, eux aussi, pu découvrir pour la première fois les terrains d'entraînement des pompiers… « C’est essentiel que notre métier et notre école s'ouvrent à la société », indique le capitaine.
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