Hier
19h. Après une longue journée de travail, un père de famille s’accorde cinq minutes pour fumer une cigarette, confortablement installé dans son canapé. « Désormais, vous allez devoir partir à la recherche de la fumée cachée ! » Chargé d’animation à l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (Ireps), Tom Mothet a monté ce « jeu de piste » au sein du logement pédagogique de l’Atelier du 19, pour sensibiliser les habitants à la pollution intérieure liée à la cigarette.
Les participants se baladent dans toutes les pièces de l’appartement témoin dans le but de deviner quels objets retiennent la fumée. Réponse ? « Tous ceux en tissus : torchons, tapis, draps et doudous des petits ! Pendant plusieurs heures, Ils continuent d’émettre des particules nocives, libérées lors de la combustion de la cigarette. Il s’agit d’une véritable pollution intérieure », assure Tom. Monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac, mercure, plomb et autres substances nocives sont donc inhalées par tous les habitants du logement… dont les enfants. « Et ce n’est pas tout. Bien souvent, pour cacher l’odeur, les fumeurs vaporisent des aérosols chimiques ou allument une bougie parfumée qui génère des composés organiques volatils. C’est une pollution invisible. »
Jetez vos mégots à la poubelle
On estime d’ailleurs que notre intérieur est cinq à dix fois plus pollué -en fonction des comportements- que l’extérieur. Néanmoins, il existe des solutions. Fumer la fenêtre ouverte ne sert strictement à rien. Pire, cela crée un appel d’air. En revanche, pensez à aérer chaque jour pendant au moins dix minutes.
Ne laissez pas traîner vos vêtements dans la panière à linge ou vos vieux mégots dans un cendrier. « Jetez-les rapidement à la poubelle et, surtout, pas par la fenêtre, insiste Tom. Les mégots sont un véritable fléau pour l’environnement, ils mettent environ cinq ans avant de se décomposer. »
Sinon, vous pouvez essayer d’arrêter de fumer. L’opération « Moi(s) sans tabac » devrait vous y aider. Pour rappel, un fumeur qui se prive de cigarette pendant vingt-huit jours a cinq fois plus de chances de se débarrasser définitivement de son addiction.
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