Volley : peur sur le Stade

Dernier de Ligue A avec un seul succès en huit sorties, le Stade poitevin volley beach traverse une très mauvaise passe. Entre arrivées tardives, blessures et méforme, le club paie cash son retard à l’allumage et devra se battre pour ne pas descendre, alors que Sète débarque mardi.

Arnault Varanne

Le7.info

Ça ne lui était jamais arrivé, ni comme joueur ni dans le costume d’entraîneur. Pour la première fois de sa carrière, Brice Donat est confronté à une crise de résultats sans précédent. Le dénicheur de talents étrangers a habitué son monde à envoyer son équipe en play-offs tous les ans. « On s’est habitué à des résultats de haut niveau sans forcément les moyens qui vont avec », reconnaît le Saint-Quentinois. Sauf que cette saison, la mayonnaise ne prend pas. Et les explications rationnelles ne manquent pas. « Le groupe évolue, travaille bien à l’entraînement, mais il faut voir qu’on n’a jamais été plus de sept-huit joueurs en préparation. On est très en retard ! »

Au forfait de Mohammad Javad Manavinezhad -« on a pris le risque »-, le SPVB a dû composer avec les arrivées tardives du central cubain Javier Concepcion, du réceptionneur-attaquant argentin Christian Poglajen, la défection du pointu cubain Félix Chapman, les blessures du pointu brésilien Chizoba, du passeur Eduardo Cariso (hernie discale), les mises à l’isolement... La liste est longue et, du reste, chaque semaine apporte son lot de contrariétés à Lawson-Body. Pas plus tard que le week-end dernier, à Chaumont (3-1), la lanterne rouge de la Ligue A a dû composer avec un Rozalin Penchev convalescent.

« L’équipe 
est en progrès »

Malgré ces vents contraires, Brice Donat refuse de céder au pessimisme et prédit d’ailleurs « l’explosion » de ses centraux Thédoros Voulkiris et Javier Concepcion. Hélas, il y a urgence à gagner, si possible dès ce mardi face à Sète, une nouvelle équipe du haut de tableau. Seulement vainqueur de Cannes (3-1), champion de France claudiquant, le SPVB ne fait plus peur et a peut-être touché le fond à Montpellier dans un match à sens unique, avec un troisième set cauchemardesque (9-25). 
« Depuis, je sens que l’équipe est en progrès mais elle manque de confiance. Et puis, Cristian joue avec une blessure à l’épaule, Chizoba n’a été arrêté que trois semaines alors que son entorse de la cheville était assez grave. On bidouille. Je n’ai jamais vu cela ! »

La baisse de régime est d’autant plus préjudiciable que la Ligue nationale a décidé d’instaurer des play-downs à partir de cette saison. Les équipes classées de la 9e à la 14e place s’affronteront sous la forme d’un mini-championnat. Depuis son retour dans l’Elite en 2015, c’est la première fois que Poitiers regarde vers le bas. « Il faut garder la tête froide et préparer la deuxième partie de saison, surtout les play-downs. Je suis réaliste même si j’ai confiance dans mes joueurs. »

DR archives

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