Victorieux d’Evreux, vendredi, à l’Arena Futuroscope, le PB86 reçoit ce mardi une équipe de Nantes dont il faudra se méfier. Le retour d’Imanol Prot aux affaires devrait faire du bien au 5e d’Elite 2.
Trois victoires d’affilée, sept sur les dix dernières journées… Avec Pau -dix victoires d’affilée-, le PB86 est l’une des meilleures équipes du moment en Elite 2. Suffisant pour s’incruster dans le top 6, mais le classement est tellement serré qu’il faut se garder de tout triomphalisme à cinq journées de la fin de la saison régulière. La victoire au forceps, vendredi soir face à l’ALM Evreux
(92-85), à l’Arena Futuroscope, rappelle combien tous les matchs de la division peuvent être accrochés. La venue de Nantes, ce mardi à Saint-Eloi, ne devrait pas faire exception.
« Nantes, c’est une très très belle équipe qui a trouvé un rythme de croisière depuis quelques semaines et qui est à la lutte pour une place en play-offs, en play in. C’est tellement serré », analyse Andy Thornton-Jones, le coach du PB86. Avec six victoires sur les huit dernières journées, l’Hermine (9e, 18v-15d) rode dans la bonne zone du classement, malgré une dernière claque administrée vendredi par Aix-Maurienne à domicile (77-96). Un match sans pour les joueurs de Rémy Valin, qui viendront donc en mission commando dans la Vienne autour de la future star Nathan Soliman. Arrivé début mars à la Trocardière, la pépite tricolore tourne déjà à plus de 11pts par match. Avec Hugo Mienandi, Raphaël Boum ou encore Mathys Kangudia (17pts/match, 21 ans), il forme un carré de jeunes pousses très prometteuses et qui boostent l’équipe.
Au diapason
Le duel entre le PB86 et le Nantes Hermine Basket sent la poudre, et pas seulement parce que Poitiers pourrait presque définitivement un concurrent direct de la course aux strapontins synonymes de saison prolongée. On est curieux de savoir comment Guillaume Eyango, impeccable face à Evreux (18pts à 4/4 aux tirs) va enchaîner, tout comme ses coéquipiers. Minée par les blessures (Ramljak, Idowu, Prot), cette équipe fait corps avec un incroyable esprit de solidarité, une base arrière (Hammond, Gomis, Brena-Chemille) remarquable et des intérieurs au diapason. On a assez écrit que Ngoy écrasait la division pour ne pas souligner le travail de sape d’un Jordan Ratton ou d’Ivan Ramljak en défense. Sans joker médical à ce stade, Andy Thornton-Jones pourra compter ce soir sur le retour d’Imanol Prot aux affaires, victime d’une blessure aux ischio-jambiers à l’entraînement début avril. Le minot réalise lui aussi une saison de « patron » avec une influence de plus en plus prégnante aux deux bouts du terrain. Vivement ce mardi soir !
DR Sly Sly Sport