Aujourd'hui
Entre 1990 et 2008, le Poitou-Charentes a gagné 150 000 résidents pour atteindre 1,75 million d’habitants. La raison ? Une chose est sûre, le solde naturel n’y est pour rien car la différence entre le nombre de naissances et de décès dans la région est équilibrée depuis vingt ans.
Il faut donc chercher ailleurs. Pour la première fois de son histoire, l’Insee a réalisé une étude originale portant sur les flux migratoires interrégionaux. Dévoilée hier au public, cette enquête démontre que sept natifs du Poitou-Charentes sur dix restent dans leur région de naissance. Cette tendance a vocation à se maintenir dans la durée puisque le résultat était sensiblement le même en 1990.
D’autre part, cette étude souligne que 34,5% des résidents sont originaires d’une autre région. Or, ils n’étaient que 26,8% dans ce cas en 1990. Autrement dit, davantage de personnes ont délibérément décidé de poser leurs valises dans le coin.
Partir pour travailler
Auteur de l’étude pour l’Insee, Nadège Pradine souligne toutefois que « trois natifs du Poitou-Charentes sur dix ont choisi de partir tenter leur chance ailleurs sur cette même période ». Le trio de tête ? L’Ile-de-France, l’Aquitaine et les Pays-de-la-Loire. Parmi eux, 80% ont moins de 36 ans. Ils quittent leur lieu de naissance pour étudier ou travailler. En particulier les cadres supérieurs, qui se dirigent directement vers Paris. Mais les paillettes de la vie parisienne ne suffisent pas pour retenir les Picto-Charentais attachés à leur territoire. Entre 2003 et 2008, 6 700 « natifs » sont revenus en région, quand seulement 6 000 ont rejoint la capitale.
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