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Sipap-Oudin tourne une nouvelle page
Reprise par deux entrepreneurs, l’imprimerie Sipap-Oudin, forte de cinq siècles d’histoire, s’engage dans une phase de modernisation pour faire face aux profondes mutations de son secteur.
La pause cigarette est la bienvenue. C’est la meilleure. Celle du soulagement. Il est à peine 19h30. Les résultats officiels ne sont pas encore tombés. Mais Claude Bertaud sait que la partie est gagnée. « C’est d’autant plus satisfaisant qu’on avait prévu un combat difficile, susurre-t-il. Il l’a été. Jusqu’au bout. »
L’actuel président du Département pointe notamment du doigt le passage aux forceps de son ami André Sénécheau, réélu avec soixante-cinq voix d’écart dans son fief de Couhé. Ou encore celui du défenseur du titre à Moncontour, Edouard Renaud, victorieux au bout du suspense du « sans étiquette » Initiative et Progrès Christian Moreau (51,5%).
Pour accompagner sa « victoire », la Droite départementale s’offre même un petit plaisir : la récupération du canton de Civray, après sept ans de propriété socialiste.
« Le travail de Jean-Olivier Geoffroy, candidat malheureux en 2004, est le fruit d’un formidable travail de terrain, jubile Claude Bertaud. Ce siège pris à l'adversaire ajoute à notre bonheur. » Et au désarroi de la Gauche, à peine rassérénée par le maintien de Martine Gaboreau aux commandes de Poitiers IV et du succès probant de Christian Michaud face au FN Eric Audebert à Châtellerault Sud. « Pour le reste, c’est vrai, nous sommes très déçus, éclaire Gérard Barc, le leader du groupe à l’assemblée départementale. Avec à peine 8% de participation à 12h, nous savions que les jeux étaient faits. Comme à l’échelon national, le mécontentement général des électeurs s’est reporté sur l’abstentionnisme. C’est dommage. »
Un "Initiative et progrès" dans l'exécutif ?
Gérard Barc l’avoue. Il continuera, jusqu’à jeudi, jour de l’élection du président du Conseil général, et au-delà, de faire valoir son rôle de leader de l’opposition. « Avec un siège en moins, je ne me fais pas trop d’illusions sur ma propre élection », regrette-t-il.
L’horizon de Claude Bertaud semble beaucoup plus dégagé. Avec dix-huit conseillers contre dix-sept il y une semaine, la majorité départementale peut « voir venir ». Surtout si, comme le laisse entendre le président, de sérieuses négociations sont menées avec « le club des dissidents » d’Initiative et Progrès. « Nous les rencontrons tous les trois dès ce lundi », prévient Claude Bertaud. Pour quoi faire ? Leur proposer une place dans l’exécutif ? Voilà qui est quasiment acquis !
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