Aujourd'hui
Ils ont choisi de dévoiler les contours d’« Arènes 2030 » trois jours après un match à guichets fermés (2 450 spectateurs) à Saint-Eloi. Les dirigeants du Poitiers Basket 86 le savent : quand on n’avance pas dans le sport professionnel, on recule. Et c’est justement pour cette raison qu’ils se projettent dans une nouvelle arène d’au moins 4 000 places à l’horizon 2030. « En 2013-2014, nous étions le 5e budget de Pro B avec 2,4M€. L’année dernière, nous avions 3,4M€ avec le 12e budget de la division », explique Sébastien Guérin, président du club. D’où « un besoin vital d’un outil moderne pour atteindre 6 à 6,5M€ de budget » et ainsi continuer à être ambitieux.
Depuis six mois, ils planchent donc sur une alternative à Saint-Eloi et à l’Arena Futuroscope, « une très belle salle mais qui fait sa programmation dix-huit mois à l’avance » : les Arènes, où le PB a joué 28 matchs entre 2010 et 2014. « C’est une évidence car cet équipement est sous-utilisé et vieillissant, mais il dispose de parkings, d’accès faciles depuis le CHU, le centre-ville..., prolonge Eric Pinaud, vice-président du club. On peut redonner vie à cet équipement qui ronronne aujourd’hui. » Concrètement, le PB aimerait y construire une nouvelle enceinte de 4 000 places minimum. « Pas un caprice, assure Arnaud Marius, manager général. On est le sport qui réunit le plus de spectateurs par an, environ 60 000. L’idée n’est pas une nouvelle salle pour dix-neuf dates par an, mais de construire un vrai lieu de divertissement, une activité du lundi au dimanche. »
Food-courts, restauration, activités de sport/loisirs, hébergement, pôle sport-santé avec des professionnels, synergies avec Futurolan, 3zero5... Le PB86 voit grand dans ces Arènes 4.0, dont les premières estimations tournent autour de 22 à 25M€ en fonction des scénarios retenus. La structure aimerait surtout non pas être simplement résidente mais exploitante du futur site à l’horizon 2030 pour se donner des marges de manœuvre en termes de développement économique avec des prestations allant au-delà de la commercialisation de billets pour les matchs. Les dirigeants s’appuient sur les exemples d’Orléans, Caen ou Rouen qui, avec de nouveaux équipements, ont changé de dimension.
A les en croire, les principaux candidats aux Municipales auraient accueilli le projet positivement. Reste à imaginer un montage financier supportable pour les finances de Grand Poitiers. Un partenariat public-privé ? Sébastien Guérin imagine déjà « une recapitalisation de la SAOSP » et n’exclut pas une participation au sein de la future société gestionnaire de l’équipement. Une rencontre avec le préfet de la Vienne est à l’agenda le 16 février.
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Alexandra Delaune. 46 ans depuis le 7 février. Poitevine. Victime d’un cancer du sein en 2021. S’apprête à tourner une page douloureuse mais enrichissante de son histoire. Un livre à paraître. Et après ? La vie, dans ce qu’elle a de plus beau, aux côtés des siens.