Aujourd'hui
Voilà près de dix ans que le projet a été porté sur les fonts baptismaux et l’ambition gravée dans le marbre de faire du quartier des Couronneries un modèle de mixité humaine et sociale, éducative et culturelle tourné vers l’avenir. Les énergies fédérées autour de la construction de l’Ecole européenne supérieure de l’image disent tout de la volonté politique d’accompagner une transformation urbanistique patiente mais résolue de l’ex-capitale de Poitou-Charentes et de ses quartiers prioritaires.
Preuve de cet engagement durable : ce sont plus de 14M€ (très exactement 7,44M€ pour l’une, 6,9M€ pour l’autre) que Grand Poitiers et la Ville ont alloués à la réalisation de ce chantier pharaonique. « Le reste du financement est supporté à hauteur de 900 000€ par l'État et de 855 000€ par la Région Nouvelle-Aquitaine », complète le cabinet d’architectes Cosa, maître d’œuvre de l’opération.
Après le temps de la réflexion, l’heure de l’action a sonné en janvier 2024. Au terme d’une trentaine de mois de travaux, le chantier de l’EESI lèvera définitivement le voile, à la fin de l’été, sur un vaisseau pédagogique des plus modernes, couvé de toutes les attentions par les pouvoirs publics, les futurs étudiants (120), personnels et enseignants (une trentaine) de l’école, mais aussi par l’ensemble des habitants, commerçants et acteurs des Couronneries.
In fine, l’établissement, à l’étroit dans ses locaux de la rue Jean-Alexandre, dans le centre-ville historique de Poitiers, prendra place dans un bâtiment de quelque 4 451m² de surface utile, que complèteront 1 697m² d’aménagements extérieurs. « L’ensemble offrira un cadre propice à l’enseignement artistique et à la vie étudiante, aux rencontres et au travail collaboratif, prévient Cosa. Les espaces (salle d’exposition, amphithéâtre, plateau de tournage, ateliers…) ont été pensés pour être évolutifs, afin de s’adapter aux nouvelles formes de création artistique, ergonomiques et fonctionnels, pour répondre aux besoins variés de l’enseignement artistique contemporain, et esthétiquement neutres, de manière à laisser place à l’expression et à l’appropriation. » Techniquement, le chantier majeur de ces dernières années à Poitiers cultive le mérite de s’inscrire dans une démarche environnementale de sobriété énergétique et de durabilité des matériaux. En outre, il s’est fait fort, dès les prémices, de mobiliser un maximum d’intervenants issus du territoire régional. Parce que les Couronneries le valent bien…
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Aujourd'hui
Alexandra Delaune. 46 ans depuis le 7 février. Poitevine. Victime d’un cancer du sein en 2021. S’apprête à tourner une page douloureuse mais enrichissante de son histoire. Un livre à paraître. Et après ? La vie, dans ce qu’elle a de plus beau, aux côtés des siens.