Débarqué dans la Vienne à la rentrée 2025, le réceptionneur-attaquant Tom Picard (1,87m, 27 ans) s’est rapidement mis au diapason, en dépit de petits pépins physiques. Il sera l’un des atouts de l’Alterna SPVB lors de la double confrontation face à Friedrichshafen(*), en quart de finale de la Coupe CEV.
Comment jugez-vous les performances de l’équipe depuis le début de la saison ?
« Malgré les blessures et les absences des uns et des autres, on ne s’en sort pas trop mal. Maintenant que ça va mieux, que le groupe est au complet, on se dit qu’on peut aller chercher quelque chose de plus. On se voit toujours gagner le championnat et la Coupe d’Europe ! On est des compétiteurs avant tout. Donc on ne se fixe pas de limites. »
Comment parvenez-vous à basculer psychologiquement entre championnat et Coupe d’Europe ?
« On a tellement la tête dans le guidon que finalement, on prend tous les matchs de la même manière. L’envie de bien faire n’est pas très différente entre championnat et Coupe d’Europe. En ce sens, l’aller à Friedrichshafen (ce mercredi, ndlr) va être important mais pas décisif. On l’a vu face à Bucarest. Recevoir au retour, c’est un bel avantage avec le golden set au bout et l’ambiance à Lawson-Body. C’est l’une des raisons qui m’a fait signer ici, en plus de la structuration du club, et je ne suis pas déçu, même si j’y ai pas mal gagné avec Sète ou Toulouse (sourire). »
A titre personnel, vous avez la confiance de Dan Lewis et répondez aux attentes. Satisfait ?
« Je suis assez content dans l’ensemble, même si je pense que mes petits pépins physiques au dos me brident encore un peu. Je pense avoir fait de très bons matchs et d’autres corrects. Je reste assez perfectionniste. Ce qui m’importe, c’est d’apporter une certaine stabilité au groupe. J’ai la chance d’évoluer en MSL depuis quelques saisons et je sens que je progresse encore avec de l’expérience emmagasinée. »
« Je ne me fais pas de soucis pour eux… »
Comment regardez-vous l’éclosion de jeunes tels que Thomas Pujol ou Anatole Chaboissant ?
« J’en ai vu quelques-uns comme eux à Toulouse, les Noa Duflos-Rossi, Nathan Feral. Thomas et Anatole, ce sont des talents bruts qui continuent de grimper. Tous les six mois, tu fais le point et tu te dis :
« Quand même, ils ont poussé ! ».
Ils vont aller chercher le très haut niveau. Moi, je suis content de jouer à leurs côtés et d’essayer de les aider à acquérir de la stabilité mentale. C’est ce que le haut niveau demande, on le sait. Mais je ne me fais pas de soucis pour eux… »
On imagine que vous avez coché la date du 7 mars sur votre agenda, la réception de Sète…
« Je coche toutes les dates face à mes anciens clubs, oui ! Mais avant Sète, il y a Toulouse samedi. Il faut aller gagner là-bas parce que la défaite chez nous a été peu dure à digérer. On avait bien démarré et on s’est mis à déjouer. De toute façon, dans la course aux play-offs, il ne faudra pas trop s’écarter car c’est très serré au classement. »
(*)Match aller ce mercredi 11 février à 19h en Allemagne, retour à Lawson-Body le 18 février à 20h.
DR LNV/Sébastien Laval