Hier
L’argent ne fait pas toujours le bonheur
Dans Chers Parents, le jackpot coûte bien plus cher qu’il ne rapporte. Une comédie aussi drôle que touchante où famille et argent ne font pas bon ménage.
Pour cette jeune téléactrice au Centre national d’enseignement à distance, atteinte à sa naisse d’une amyotrophie spinale, chaque déplacement confine au chemin de croix. « J’ai peur des transports en commun, assure-t-elle, alors je me sers de mon fauteuil. C’est dur, mais je m’y plie. »
De mairie en gare. Un kilomètre de pentes et de contrepentes. De trottoirs exigus en artères pavées, l’avancée est saccadée et tourmentée. « Le premier écueil, explique Audrey, en sortant du parvis de l’Hôtel de Ville, c’est de franchir les deux bateaux qui séparent le trottoir de la chaussée. C’est trop encaissé. » Ce n’est qu’un début. Le périple s’évade bientôt dans le secteur pavé de la rue des Grandes Ecoles. « C’est un peu moins cahoteux que la rue Gambetta mais plus incliné, poursuit la demoiselle. L’un ou l’autre, il faut y passer. »
Escale au TAP
Au bout de la ligne droite, bifurcation à gauche par la rue Edouard-Grimaux. « C’est le seul passage possible, mais aussi le seul où je sois obligée de rouler au milieu du bitume, faute de place sur les côtés. »
Dès lors, le plus dur est –presque - passé. Virage léger jusqu’à l’entrée du TAP. « Ils ont récemment réduit l’inclinaison mais c’est encore raide », sourit Audrey. Allez, un dernier petit effort ! L’ascenseur l’attend qui l’emmène illico boulevard Solférino. « Je descends alors jusqu’au pied de la rue Boncenne, en veillant à ne pas traverser au rond-point, avant… » Avant de s’embarquer sur la grande passerelle qui, en son centre, lui offre le réconfort d’un nouvel ascenseur pour la gare. « En tout, s’essouffle Audrey, cela me prend entre 20 et 25 minutes. » Et dire que dans ce sens-là, tout n’est que… descente !
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