Aujourd'hui
Urgence
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
De jeudi à dimanche, l’Espace Mendès-France organise une foultitude de rendez-vous pour célébrer les 200 ans de l’invention de la photographie par Nicéphore Niépce, au début du XIXe siècle. Entre 1826 et 1827, cet esprit vif et ingénieux réalise « Point de vue du Gras », considéré aujourd’hui comme la plus ancienne photographie connue au monde. Cette image sera le point de départ de la conférence « Histoire de la photographie : phénomènes et procédés » qui se tiendra jeudi à 18h30, au centre de culture scientifique poitevin. Des principes de chimie et de physique marquent ainsi les débuts de la photographie. Nicéphore Niépce place une plaque d’étain enduite d’une couche de bitume de Judée au sein d’une chambre obscure. Il installe ensuite le dispositif face à la fenêtre de sa maison, près de Chalon-sur-Saône, et attend trois jours. Les bâtiments se dessinent alors sur la plaque. Jérôme Pacaud, enseignant-chercheur en physique à l’université de Poitiers, et Laurent Grasset, enseignant-chercheur en chimie, présenteront les procédés utilisés aujourd’hui, ainsi que les différentes techniques photosensibles mises au point depuis deux siècles. De nombreuses avancées ont permis de faciliter la reproduction des images et de restituer les couleurs. Aujourd’hui, des artistes contemporains se réapproprient ces techniques anciennes et inventent à leur tour de nouveaux procédés.
Samedi, de 14h à 16h30, place à la pratique avec deux ateliers consacrés à la découverte de la phytographie et du cyanotype. Cette première technique s’appuie sur les composés chimiques naturels des plantes pour faire apparaître des formes et des textures directement sur un support photosensible ou une pellicule. Elle peut être pratiquée en plein jour à l’aide de solutions écologiques. L’artiste plasticienne poitevine Clémentine Chapron explore cette technique en associant création artistique et processus vivants.
Inventé en 1842 par le scientifique et astronome britannique Sir John Herschel, le cyanotype est un procédé photographique monochrome. Deux produits chimiques sont mélangés, puis appliqués sur un support. L’objet à reproduire est ensuite posé. Après une exposition au soleil, l’image apparaît : un tirage bleu cyan est obtenu en négatif. L’atelier sera mené par Laurent Grasset, chimiste à l’université de Poitiers, et Aude Simone, plasticienne. Ateliers sur réservation. De 3,50 à 8€.
Autres rendez-vous : vendredi à 20h30, projection d’Histoire(s) de cinéma, moments choisis, au Tap-Castille. Dimanche, à 10h30 et 15h, concert et performance du duo Mirage Foley avec « Somewhere I have never travelled », de 3,50 à 8€.
À lire aussi ...
Aujourd'hui
Alors que Pourquoi pas La Ruche (PPLR) soufflera ses quarante bougies samedi, l’association L’Eveil pourrait disparaître faute de repreneur(*) après quarante-deux ans d’activité. Ses bénéficiaires sont effondrés, ses salariés écœurés par la tournure des événements.
Aujourd'hui
Le 7 consacre cette saison une série aux 40 ans du Futuroscope. Après les festivités de l’anniversaire, la rédaction se plonge dans les archives d’une intuition devenue réalité avec Philippe Mouroux, ancien directeur de cabinet de René Monory au Conseil général de la Vienne.