Aujourd'hui
Urgence
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?
« Je crois que nous sommes toujours en phase d’adaptation, comme beaucoup d’équipes. Il faut du temps pour trouver une alchimie. Beaucoup de joueurs ne connaissent pas la Pro B et doivent s’acclimater. L’équipe a été renouvelée à 80%. Mais je crois paradoxalement que le fait d’avoir perdu face à Fos et l’ASA nous a donné un surcroît de motivation et d’humilité pour dominer des équipes comme Orléans (on peut y ajouter les deux derniers succès à Blois (92-97) et face à Caen (102-77), ndlr). »
Comment assumez-vous votre rôle de capitaine, une première dans votre carrière professionnelle ?
« C’est effectivement la première fois, même si j’avais été capitaine en équipe de France jeunes. Mais ce n’est pas la même attente chez les pros, les mêmes âges, egos. Je ne suis pas là pour faire la police, plutôt pour faire le lien entre le staff, le club et les joueurs. Très honnêtement, je ne pensais pas y être. Le coach a vu des choses en présaison et m’a proposé le rôle. C’est un vrai plaisir, les choses se font naturellement. Je connais sa façon de travailler, ses attentes, ça fait donc gagner du temps pour les transmettre à l’équipe. »
Quelles sont les ambitions des Sharks cette saison, 15es la saison passée ?
« Déjà d’assurer le maintien. Et après, on ira step by step vers les play-in, les play-offs... Vu la difficulté du club à être performant ces dernières saisons, c’est la bonne façon de raisonner. Je veux qu’on procure du plaisir aux supporters qui viennent à l’Azur Arena, à tous ceux qui ont une vraie attache. L’année dernière, Poitiers n’était pas attendu en finale des play-offs. Tout peut se passer en Elite 2 ! »
Justement, comment avez-vous regardé le parcours du PB86 au printemps dernier ?
« J’étais très content pour le club, et d’abord pour Andy qui a été beaucoup critiqué au début. Ce qu’il a fait, c’est quand même exceptionnel ! Bon, ils ont bien été aidés avec Narcisse, qui a terminé meilleur défenseur et meilleur joueur. Poitiers, c’est une terre de basket. A l’époque où j’étais là, le slogan était « Former, jouer, gagner ». Je suis content de voir que Poitiers fait toujours confiance aux jeunes. C’est son ADN. »
Revenir une nouvelle fois avec Antibes, quel sentiment cela vous procure-t-il ?
« Jouer ici, c’est toujours un plaisir. Cette ville représente toute mon enfance. J’ai rêvé de devenir basketteur à Poitiers. En tribune, j’aperçois toujours une tête connue… Et puis, quand je joue à Saint-Eloi, je fais en général de bons matchs ! (15pts, 6rbds, 2pds et la victoire la saison passée) »
A côté du basket, vous avez repris vos études à Sciences Po. Où en êtes-vous ?
« J’entame ma dernière année de licence et je viserai ensuite un master, en espérant que le double cursus soit accepté. Une fois l’entraînement terminé, je passe beaucoup de temps à bosser chez moi, notamment pour préparer des oraux. Pour moi, ces études sont une source d’enrichissement, un équilibre. Ça t’offre une ouverture sur les problématiques franco-françaises, mais aussi et surtout internationales. En termes de géopolitique et de diplomatie, on est servi ! »
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