Aujourd'hui
Véronique Dujardin est satisfaite. Le tribunal de grande instance de Poitiers a ordonné ce matin une expertise judiciaire afin de déterminer le lien de causalité entre la prise prolongée d'Androcur et l'apparition de méningiomes chez cette patiente poitevine. Le juge a ainsi nommé un neurochirurgien, un pharmacologue et un endocrinologue pour constituer ce collège d'experts qui devra examiner la situation de la requérante. Dès le printemps, Le 7 avait raconté l’histoire de Véronique Dujardin (n°442), victime de trois graves troubles de santé en raison de méningiomes au cerveau. Lesquels ont prospéré grâce à l’acétate de cyprotérone, la molécule principale de… l’Androcur. La Poitevine a été sous traitement pendant plus de vingt ans, jusqu’à 2013 et une première opération de l’un de ses méningiomes. Elle a décidé d’assigner en justice le laboratoire Bayer Healthcare, son médecin prescripteur, son pharmacien et les autorités de santé pour faire la lumière sur la chaîne de responsabilités.
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