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Depuis « Mommy », en 2014, je voue une admiration sans borne à Xavier Dolan. Alors, sans doute que cette chronique ciné sur son dernier bijou, « Juste la fin du monde », n’est pas tout à fait objective… Il n’empêche, personne ne peut ressortir totalement indemne de cette projection. Tirée d’une pièce de Jean-Luc Lagarce, l’histoire est en elle-même bouleversante. Après douze ans d’absence, Louis, un écrivain célèbre, retourne auprès des siens pour annoncer sa mort prochaine. Le retour du fils prodigue fait éclater en morceaux cette famille déjà dysfonctionnelle.
La mise en scène de ce huis clos est exceptionnelle à plus d’un titre. Les gros plans sur les regards, les sourires… Le moindre souffle est filmé au plus près des acteurs. Les sentiments se devinent, les dialogues révèlent les tensions, les reproches, les craintes. La musique, toujours choisie avec soin par Dolan, sert parfaitement le propos. Quant aux toutes dernières scènes du film, elles sont d’une esthétique parfaitement grandiose.
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samedi 05 septembre