Electronique :
 la révolution 3D

Depuis la Technopole du Futuroscope, le Critt Informatique participe à un projet régional de fabrication de composants électroniques en impression 3D. Cette innovation technique annonce une révolution de la production porteuse de relocalisation de l’industrie.

Romain Mudrak

Le7.info

Les circuits imprimés, vous connaissez ? Ils sont présents dans tous les appareils électroniques, de l’ordinateur de bureau au smartphone en passant par n’importe quel aspirateur ou sèche-cheveux… Certains d’entre vous se souviennent peut-être les avoir étudiés en technologie au collège. Et bien sachez qu’une révolution est en approche ! Son nom ? L’électronique 3D. Cette plaque, faite d’un circuit électrique bardé de composants, pourra bientôt être conçue par fabrication additive, autrement dit en impression 3D. Ce qui permettra entre autres de lui donner différentes formes. Un consortium de six centres technologiques de Nouvelle-Aquitaine aux compétences complémentaires vient de lancer un projet de « ligne pilote flexible multimodale et automatisée pour la fabrication de composants hybrides ». Nom de code : Nextfab.

Moins dépendants 
de l’Asie

Parmi les membres de ce consortium, le Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (Critt) informatique va se charger de toute la partie automatisation et système d’information. 
« L’enjeu, c’est de réduire la taille et le poids sans toucher aux performances. C’est important dans le développement des objets connectés », explique Jean-Claude Potier, directeur de la structure basée sur la Technopole du Futuroscope. Sans oublier la réduction de déchets liée à la fabrication additive. Les applications seront d’abord pour l’industrie (instruments de contrôle de production…), mais le design des appareils électroménagers, contraint par l’encombrement de ces circuits imprimés, pourrait bien être influencé par cette innovation.

La Région a attribué une subvention de 602 000€ à ce consortium pour amorcer la conception de cette plateforme qui devrait voir le jour à l’horizon 2025. Cette ligne pilote sera mise à disposition des industries sous la forme de prestations de services pour réaliser des prototypes et des petites séries. « A terme, nous devrions être moins dépendants de l’Asie pour la production de semi-conducteurs », espère Jean-Claude Potier. Nextfab servira également à la formation universitaire.

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