Prises de rendez-vous : 
le CHU monte en ligne(s)

Le CHU de Poitiers entend mettre à profit l’année 2026 pour accroître le nombre de spécialités ouvertes aux prises de rendez-vous en ligne et élargir les créneaux de consultations accessibles par cette même voie informatique.

Nicolas Boursier

Le7.info

A chaque étape de sa transformation numérique, le CHU de Poitiers martèle son obsession à placer le progrès au service de ses usagers. Après tout, n’est-ce pas là le sens même de son engagement ? A ce titre, 2026 fait la promesse, sinon d’un profond bouleversement des pratiques, à tout le moins d’une évolution majeure dans l’accès facilité aux soins des patients. D’ici quelques mois, l’hôpital public aura, espère-t-il, doublé, voire triplé le nombre de spécialités accessibles en ligne pour des prises de rendez-vous.

Vingt-quatre sont recensées à ce jour, la dernière ouverture datant de fin décembre et concernant les examens d’imagerie de Montmorillon. « Notre ambition, prévient Alain Lamy, directeur des systèmes d’information du CHU, c’est que dans un avenir proche, plus de 50% des prises de rendez-vous à l’hôpital s’effectuent en ligne (35% actuellement, ndlr). Le simple fait de pouvoir accéder à ces services à n’importe quelle heure et n’importe quel jour de la semaine va éclairer l’horizon de bien des patients. » Et, dans le même temps, considérablement alléger la charge de travail des secrétaires, auprès desquelles sont actuellement réservées, physiquement ou par téléphone, la majorité des consultations. 
« Nous nous dirigeons également vers un élargissement progressif des créneaux et plages horaires proposés en ligne par chaque spécialité », explique Emilie Granet, directrice en charge des secrétariats médicaux.

Notons qu’avant la fin de l’hiver, il sera possible de solliciter, par voie numérique, certaines spécialités pour des demandes de rendez-vous, dont la confirmation sera soumise à la seule appréciation et à la seule décision des médecins eux-mêmes. Si validation il y a, convocation il y aura. Sinon... 

L’IA au cœur de l’échange
Autre évolution attendue pour 2026 au CHU : l’utilisation de l’intelligence artificielle conversationnelle comme outil de retranscription des consultations médicales. Depuis juin 2025, quatre solutions présentant de belles garanties de fiabilité et d’aide au progrès ont été testées par un groupe de travail médical et technique. « Un choix va être rapidement arrêté », projette Alain Lamy. Promise à faciliter le travail des médecins et de leurs secrétaires, en exemptant les uns de la dictée des comptes rendus, les autres de leur restitution informatique, la synthèse écrite des échanges entre praticien et patient devrait également modifier la nature même des consultations. « Cela va nécessiter un plus gros effort de concentration et surtout de précision de la part du médecin dans le choix des mots utilisés et la pertinence des explications données », éclaire Alain Lamy. Au final ? Une vraie valeur ajoutée pour le patient.

 

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