Trente minutes, pas une de plus. Le dernier conseil municipal de Poitiers a été rapidement expédié. Parmi la vingtaine de délibérations à l’ordre du jour, très peu ont provoqué des discussions.

Florie Doublet

Le7.info

> Maryse Desbourdes a profité d’une délibération accordant une avance de subvention à Poitiers Le Centre pour pointer  « le manque d’attractivité du centre-ville ». « L’association des commerçants a pour objectif d’animer, de promouvoir l’activité économique du centre. Or, de nombreux commerces ferment.  D’accord, la crise rogne sur le pouvoir d’achat des Poitevins… Mais des mastodontes à l’extérieur de la ville attirent les consommateurs. Cœur d’Agglo a vidé le centre de ses voitures. Nous, nous avions proposé des navettes gratuites entre le centre et les quartiers. Avec la vente du théâtre à un promoteur privé pour en faire de nouveaux commerces et des logements de standing, vous poursuivez la même politique qui ne fonctionne pas… » Laconique, le maire a répondu en une phrase « Si je comprends bien, vous proposez de réintroduire les voitures dans le centre et de rendre les bus gratuits, bref pas de nouveauté… »

En 2005, l’Union Européenne a mis en place un système de quotas d’émission de CO2 à ne pas dépasser. A Poitiers, la situation est relativement confortable puisque la Ville détient un excédent de 8000 tonnes de CO2. Elle peut revendre cet excédent aux entreprises ou collectivités qui ne parviennent pas à respecter cette limite. En prévision du durcissement des prochaines normes, d’éventuels besoins supplémentaires en cas d'hivers « rudes », et aussi pour minimiser les risques liés à la variation du marché des quotas, la Ville a décidé que les quotas non consommés ne seraient plus cédés. « Attention, il ne s’agit pas d’anticiper une surconsommation. Il faut poursuivre l’effort », a nuancé Robert Rochaud (EELV).  
 

Le conseil s’achève sur un couac

Une fois les vingt délibérations votées, le maire a salué le travail des élus de l’opposition (Martine Jammet, Stéphane Braconnier, Maryse Desbourdes) et a félicité l’action de Maurice Monange, ancien premier adjoint de Jacques Santrot.  Son discours de remerciement achevé, Alain Claeys a levé la séance… Sauf que l’opposition avait réclamé la parole ! Le maire a refusé de remonter à la tribune, provoquant l’ire de ses adversaires politiques. « Bravo la démocratie ! », « Lamentable ! » Les marques de protestation n’ont pas manqué. Malgré leurs récriminations, les opposants n’ont pas obtenu gain de cause et ont dû quitter la salle des Echevins. 

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